Legenre de la fable est aujourd'hui un grand genre mais il n'en était pas de même avant l'époque de La Fontaine. En écrivant des fables, celui-ci tourne le dos à la tragédie, qui est alors considéré comme le genre noble, et s'intéresse à un genre mineur. Il s'inspire d'Esoppe dont les fables sont lies en France depuis le XVIème 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID KmMvuTL_Bkz6Er2uc30bBRudgM8a-gxO-UhpseTr-gCSdiRwiIRbGA==
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Nous vous proposons aujourd’hui, un nouveau sujet de dissertation pour vous entraîner avant l’épreuve anticipée de français au baccalauréat. N’oubliez, si ce n’est déjà fait de consulter le premier sujet de dissertation que nous vous avons proposé. Ce sujet de dissertation proposé en classe de première vise à mettre en situation l’élève qui se retrouve face à ses compétences en matière de méthodologie et de connaissances de la littérature française principalement. Ce corrigé sans en exclure d’autres possibles s’avère utile pour se préparer au bac s’entraîner à l’épreuve de dissertation, consolider ses références littéraires ou encore améliorer son niveau de langue. Dans tous les cas, il est conseillé de faire régulièrement des exercices pratiques jusqu’à l’avant-veille des écrits du bac pour tester ses capacités. Sujet Est-il plus efficace de défendre une cause ou de dénoncer une injustice à travers une fiction ou à travers une argumentation ? » Les termes du sujet nous invitent à réfléchir sur deux modes d’écriture – l’argumentation et la fiction – pour savoir si l’un des deux est susceptible de l’emporter en termes d’efficacité dans la défense d’une cause ou la dénonciation d’une injustice » Est-il plus efficace de défendre une cause ou de dénoncer une injustice à travers une fiction ou à travers une argumentation? ». L’argumentation ou discours est une forme d’éloquence soumise à des règles qui remontent à l’Antiquité. Elle a pour objectif de convaincre et de persuader le lecteur ou l’auditeur. A titre d’exemple, le discours judiciaire vise à dénoncer ou défendre quelqu’un ou une cause. Les œuvres en revanche portant mention de roman ou poème relèvent pour leur part de la fiction. L’auteur s’ingénie à transformer une réalité extratextuelle » un fait divers par exemple en réalité textuelle ». Il s’agira donc en premier lieu de montrer en quoi l’argumentation peut se révéler particulièrement efficace notamment par la stratégie rigoureuse d’un raisonnement et l’efficacité des émotions. En second lieu, nous verrons que les œuvres fictives ne manquent cependant pas de ressources en la matière juste avant d’aborder des textes qui conjuguent à la fois argumentation et fiction tels que le conte philosophique par exemple ou l’apologue. Certains discours du siècle des Lumières laissent penser que l’argumentation est particulièrement efficace en termes de dénonciation d’une injustice ou de défense d’une cause. Que l’on songe au Traité sur la tolérance 1763 de Voltaire ou encore L’Esprit des lois 1748 de Montesquieu. Dans le premier cas, Voltaire défend la justice à partir de l’affaire Marc Antoine Calas. Il s’agit d’un jeune protestant prêt à se convertir au catholicisme que l’on retrouve mort chez son père. Ce dernier sera accusé d’assassinat . Le parlement de Toulouse le condamne, le torture et l’exécute sans preuve. Voltaire relance l’affaire pour obtenir la réhabilitation de la famille Calas. Dans l’essai L’Esprit des lois, Montesquieu dénonce l’esclavage colonial dont l’Encyclopédie se fait l’écho et affirme que les Noirs sont des hommes, les égaux des Blancs. L’efficacité de ces textes tient à la stratégie mise en oeuvre. Celle-ci repose sur la rigueur de l’évidence. L’auteur généralement réussit à s’effacer derrière les faits qui parlent d’eux-mêmes. Il parle au nom de la raison. Cela dit, les arguments dépassent la dimension purement théorique. Ils sont chargés d’émotion. Voltaire parle par exemple d' »affreux supplice ». Raison et compassion s’entremêlent pour plus d’efficacité. Si l’on prend l’exemple d’un extrait de L’Esprit des lois où Montesquieu dénonce l’esclavage, on se rendra compte que les arguments s’enchaînent rigoureusement et sont de plusieurs types à la fois économiques, philosophiques et moraux. Par ailleurs, la subtilité du raisonnement par l’absurde est redoutable. En effet, Montesquieu prend stratégiquement et ironiquement le point de vue de l’esclavagiste pour dénoncer l’esclavage. Les arguments employés justifient l’esclavage tandis que le raisonnement par l’absurde le dénonce. La dimension ironique du propos démultiplie l’efficacité du raisonnement. Les textes sont démonstratifs et finissent par avoir un caractère exemplaire. A ce titre, il semble que l’on ne puisse douter de leur efficacité. Reste que l’on ne peut restreindre l’analyse à ce seul et unique type d’écriture. Les ressources de la fiction méritent d’être prises en compte. La fiction a plutôt vocation à divertir. En effet, le roman est une fiction et en aucun cas un traité politique ou idéologique. On peut citer dans cette perspective, les romans d’évasion Robinson Crusoë de Defoe, L’Or de Blaise Cendrars ou Le Chercheur d’or de Le Clezio. Les romans d’aventures s’inscrivent dans la même perspective les romans de cape et d’épée de Dumas Les Trois mousquetaires par exemple ou les romans d’Agatha Christie ou encore le roman L’Atlantide de Pierre Benoît. Mais ce n’est là qu’une facette possible des romans. Certains autres laissent une place importante aux idées politiques. La Curée de Zola dénonce l’enrichissement des banquiers sous le second Empire. Germinal du même auteur décrit les débuts du prolétariat et la revendication d’un droit de grève. L’auteur se fait le porte-parole d’une catégorie sociale. Si l’on regarde d’un peu plus près L’Assommoir 1877 de Zola, on se rend compte que l’auteur dénonce des conditions de vie du milieu ouvrier en insistant sur leur existence marquée par la misère, la déchéance et la mort. L’animalisation du père Bru transforme certains passages en dénonciation d’une classe sociale. L’efficacité de l’écriture reflète le courant naturaliste dans lequel l’oeuvre s’inscrit. Le rôle du personnage est à ce titre essentiel. Les idées défendues acquièrent une dimension universelle surtout quand elles sont incarnées par des personnages de ce type. On pourrait citer dans cette perspective, le personnage de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir de Stendhal 1830, notamment sa plaidoirie en toute fin de roman. Julien Sorel est condamné pour avoir tiré sur Madame de Rénal. Il prononce un discours, non pour se défendre mais pour critiquer la société. Le discours se révèle construit et captivant par le mélange de plusieurs registres polémique, dramatique et pathétique. Il en ressort un personnage martyr au destin joué d’avance, victime de l’injustice de ses bourreaux, des bourgeois. Le choix des idées ou le choix d’une forme, en l’occurrence le roman mais on aurait pu citer la forme épistolaire des Lettres persanes ou encore la création d’un personnage incarnant des valeurs pour finir universelles peuvent se combiner pour un maximum d’efficacité. Ajoutons que le contexte historique et/ou idéologique favorise la réception des textes. L’efficacité du roman tient également au pacte de lecture que l’auteur établit avec son lecteur. Avec davantage d’attention, on remarque que certaines œuvres combinent le discours et la fiction. C’est le cas du conte philosophique Candide de Voltaire. L’auteur insère dans un cadre narratif proche du merveilleux avec des personnages stéréotypés, voire indéterminés, naïfs et ingénus tel le héros Candide, des critiques ciblées de la noblesse, de la religion et de l’éducation ou encore du pouvoir qui cherche à manipuler les gens. Le style est percutant d’autant qu’on a affaire à une réécriture parodique de la genèse avec un château le Jardin d’Eden, une femme appétissante » Cunégonde la pomme et Candide amoureux en quête de connaissance l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Dans la même perspective, il conviendrait de citer les Fables de Jean de La Fontaine qui sont un pur divertissement au service de la critique. L’auteur utilise les ressources de la fable pour amener le lecteur à réfléchir avec lucidité sur les travers de la société et/ou de la nature humaine. L’efficacité de ces apologues est indubitable l’auteur met en scène des contre-modèles pour opérer chez le lecteur une catharsis. Voyant ce à quoi mènent l’orgueil et l’avarice, le lecteur se détourne de la grenouille qui explose à force de gonfler d’orgueil. Le divertissement et la critique voire l’instruction se combinent pour une efficacité argumentative maximum. Au terme de notre propos, on peut convenir que le discours argumentatif tel qu’on a pu l’explorer à travers une série d’exemples empruntés à la littérature du XVIIIème siècle, est particulièrement efficace en termes de défense d’une cause ou de dénonciation d’une injustice. Le choix d’une idée comme la lutte contre l’esclavage colonial défendue sur le mode d’un raisonnement par l’absurde qui n’exclut pas les émotions rendent le texte convaincant et persuasif. D’autres exemples relevant de la fiction peuvent – à y regarder de plus près – avoir tout autant d’efficacité. Les romans réalistes du XIXème siècle puisqu’on ne parle pas de fictionnalité à proprement parler dans les siècles précédents illustrent parfaitement le sujet. Enfin d’autres exemples combinent à la fois fiction et argumentation tels que les Fables de la Fontaine. Il s’agissait donc non seulement d’illustrer les idée évoquées dans le sujet et dépasser la formulation plutôt restrictive. Reste qu’on aurait pu également explorer la poésie et le théâtre où les exemples mêlant fiction et argumentation foisonnent. Les pièces les plus efficaces sont probablement celles qui ont payé le prix fort de la censure. J'interviens avec le souci constant de répondre au plus près des besoins des élèves de collège et de lycée dans un espace inédit de travail en petits groupes.
MichelSerres projetait de consacrer un grand ouvrage aux Fables de La Fontaine. Sa mort en 2019 l’en aura empêché. Les éditions Le
Il est d’abord important de noter que La Fontaine a pris grand soin de ne pas réunir ses textes au hasard, puisque leur classement ne correspond pas aux dates de composition qu’on peut connaître. Il y a donc une volonté - qu’elle réponde à une stratégie de la déso­rientation ou à l’installation d’une problématique ou de plusieurs problématiques - il y a une volonté derrière ce faux désordre. En outre, il est clair que par moments, l’articulation des fables correspond nettement à la volonté d’instituer des micro-séquences thématiques, des suites les fables 9 à 14 du livre VII traitent de la for­tune, les fables 10 et 11 du livre VIII, de l’amitié, les fables 1, 3, 5, 7, 14, du livre X, de la souveraineté et de la tyrannie de l’homme sur les animaux, etc. Mais sur l’ensemble du recueil, que voit-on ? Livre VII Du fléau de la guerre ?, Les Animaux malades de la peste, à l’hymne à la paix, Un Animal dans la lune. Le livre VII est centré sur les questions de la paix et de la guerre et plus spécifiquement de la guerre de Hollande, moins glorieuse qu’on l’a souvent cru. La guerre ne retombant ni sur le roi ni sur les Grands, elle retombe sur l’âne, comme les impôts sur le peuple. La guerre ne modère pas l’égoïsme du clergé VII, 3. L’une des leçons est qu’on ne s’est pas accommodé entre nations et qu’on y a beaucoup perdu Le Héron et la Fille, VII, 4 en voulant trop gagner. La seconde morale est que le monde est happé par le trop » trop vouloir, trop conquérir... Ce qu’il faut rechercher c’est la médiocrité » et la sagesse Les Souhaits, VII, 5, et ce n’est pas à la Cour vrai charnier qu’on l’apprend la Cour sent la mort, on n’y peut ni blâmer, ni louer VII, 6. Il est alors proprement dangereux de méditer, parce qu’on devient vulnérable devant la force Les Vautours et les Pigeons, VII, 7 et que l’on devient proie. Ceux qui ne méditent pas, ceux qui s’agitent et font les impor­tuns Le Coche et la Mouche, VII, 8 en sont les parasites et accroissent les difficultés de l’État. Outre l’agitation des uns, la violence des autres, il y a aussi le rêve dérai­sonnable qui mène le monde et entraîne les guerres picrocholines ou autres et fait tout chuter VII, 9,10. Il ne faut donc pas courir après la fortune VII, 11. Il est trop facile de se faire gloire de ses succès et d’attri­buer à la Fortune ses propres revers personnels VII, 13, d’autant que le monde est parcouru d’opinions fausses sur lesquelles il est aisé de jouer VII, 14. Dans ce monde violent, il n’y a pas de médiateur possible, surtout lorsqu’il est émanation de l’État VII, 15, fût-il juge, et ce monde ne court que vers la division et la mort VII, 16. Devant ce tableau fort sombre des folies et des horreurs de la guerre et du pouvoir, la modéra­tion des hommes et des rois est-elle encore possible ? L’espoir résiderait-il dans la paix et la science, puisque l’Angleterre nous en donne l’exemple VII, 17 ? Reste la deuxième fable du livre VII, sorte de fabliau qu’on a bien du mal à relier à la démonstration, sauf à considérer qu’on reporte sur les affaires privées l’hor­reur des querelles publiques, mais c’est évidemment difficile et peu légitime. Livre VIII La mort et les jeux de langage sont les deux topiques du livre VIII. De la fable La Mort et le Mourant à celle titrée Le Loup et le Chasseur, la cruauté de la mort encadre une réflexion sur les charmes et les méfaits de la parole. Grâce au discours faux, on peut se tirer d’affaire et tuer les autres VIII, 3, Le Lion, le Loup et le Renard ; l’élo­quence de Démosthène est inopérante au point qu’il faut se fonder sur les récits et les contes pour séduire les hommes VIII, 4, Le Pouvoir des Fables, toute paro­le semble inutile, tout fatigue, les dieux en particulier en sont les premiers fatigués VIII, 5, tout est déformé VI11, 6, Les Femmes et le Secret et vain, bons mots pour les sots 8 ou hâbleries 9. Alors, mieux vaut se taire et rêver de pure amitié 11, sans illusion. La parole est utile lorsqu’elle inter­vient dans une société fondée sur son illusion 14 mais se heurte à la réalité 15. Il faudrait, face aux faux dis­cours 16, savoir s’entraider 17 et préférer la morale, l’apologue, à l’ignorance et au bavardage 18, 19, mais est-ce au moins possible ? Même Jupiter parle en vain 20 et l’on doit résister aux mots et aux conseils des autres 21 pour se sauver soi-même. Aucune confiance ne doit donc être faite aux apparences, le naturel est le naturel et le chat reste un chat, malgré son discours 22, 25, 26 le sage se méfie des entretiens frivoles. Le lan­gage tue, sauve aussi lorsqu’on le maîtrise dans une société fondée sur ses jeux et ses apparences, mais à condition qu’on ne le croie, à aucun moment, véritable. La communication vraie, fondée sur les vertus de l’amitié et de l’entraide, est bien loin, à l’horizon du texte, mais n’est-elle pas seulement une vue de l’esprit ? Le Savetier et le Financier, Les Deux Chiens et l’Âne mort nous apprennent qu’il faut renoncer aux ambitions mortelles et rester dans son monde. L’exemple du chien qui porte à son cou le dîner de son maître montre que la cupidité est universelle, et que l’éducation est une vertu qui n’est jamais définitive puisqu’on peut la perdre. L’homme, guetté par la mort, se débat dans un univers trompeur dans lequel il doit se méfier de ses sem­blables, mais ce même homme ne peut, et c’est sa destinée, que rester dans le monde et, malgré tout, en jouir Le Loup et le Chasseur Il faut que l’on jouisse ». Livre IX Le livre IX expose l’ordre de l’univers et suggère une morale quasi religieuse. L’homme, par nature, est amené à trop vouloir. Le pigeon apprend qu’il aurait mieux fait de rester au gîte 2, il vaut mieux que les arbres aient des glands que des citrouilles 3, le pédant a tort de vouloir trop corriger ses élèves 5 l’ordre est divers, certes 7, 12, mais il est ordre et loi, supérieur à toute autre loi, en particulier païenne 6. Ne changeons rien, évitons les disputes 9, fuyons ceux qui vendent la sagesse 8, ne nous fions pas à l’hypocrisie 14 et connaissons notre nature, même si dans l’excès réside une sorte de grandeur 15. Est-ce pour autant une nature divine, y a-t-il un dieu qui gère le monde ? Les prières sont bien vaines 13 et Dieu reste impénétrable 16. Vivons donc, mais en pleine défiance des autres, des flatteurs 17, des plaisirs et des mythes 18, des harangues 19, et reconnaissons l’ordre gassendiste le discours à Mme de la Sablière les animaux ont une âme terrestre, les hommes ont une âme céleste et terrestre. Les allers et retours entre l’homme et Dieu, dans ce livre, témoignent d’une orga­nisation de l’univers en tant qu’ordre divers, multiple, et de ses déviations. Le Singe et le Léopard, méditation sur la diversité, peut nous surprendre, mais peut entrer dans la cohé­rence car il insiste sur les apparences... Livre X Le livre X montre l’homme dominant la nature et ses semblables 1 l’homme est dévoration, les animaux sont dévoration, la nature est dévoration 1, 3, 5 la chaîne est constituée avec rigueur. L’homme est à la fois le roi des animaux et leur tyran 8. Il faut donc éviter les rois 9, comme les animaux doivent éviter les hommes 10, 11, 12, jusqu’à Dieu, peut-être, qui foudroie les hommes Discours à M. le duc de La Rochefoucauld. Dans ces conditions, pourquoi La Tortue et les deux Canards 2, L’Enfouisseur et son Compère 4, Les deux Aventuriers et le Talisman 13, condamnant l’impuden­ce, le babil et la sottise ? Peut-être pour consoler les faibles en leur disant qu’on peut tromper les trompeurs et que la puissance est une ombre. Garder l’ordre et se consoler, surtout ne rien changer de peur que tout soit pire encore... Livre XI Le livre XI revient aux puissants et à la politique, peut-être à la guerre de Hollande. 11 faut céder au lion ou l’empêcher de grandir. Lorsqu’il est grand, il faut faire avec 1. Il faut avoir le désir de plaire et compter sur soi 2, 3 et, si l’on peut, fuir loin de la Cour 4, parce qu’il n’y a pas grand-chose à attendre des rois et que les plaines danubiennes lui sont préférables, même si Louis sait dompter l’Europe Épilogue. Restent donc la sauvagerie du paysan du Danube ou le jardin du vieillard comme seules issues. Mais pourquoi le renard est-il représenté trompant le loup 6 ? Que vient faire le chat-huant accumulateur 1 ? Des leçons politiques peuvent en être tirées le loup travaille pour le renard qui travaille pour le roi, le roi-hibou conserve de la chair fraîche et grasse pour se repaître... Articles liés aux Fables de La Fontaine La fable définition, caractéristiques et exemples L'apologue analyse du texte "Le pouvoir des fables" de jean de La Fontaine. La laitière et le pot au lait lecture analytique
Jeande La Fontaine, une vie qui éclaire l'oeuvre. Depuis l’enfance, il est notre ami. Dissertation : sujet sur Les Fables. Séquence sur La Fontaine et parcours. Analyse du corpus Le programme de 1ère propose l’étude, pour les séries technologiques, des livres VII à IX des Fables de La Fontaine, auxquels s’ajoutent les livres X et XI pour les séries générales. Le
A l’approche de la fin de l’année scolaire et de l’épreuve anticipée de français, nous proposons ici un exemple de commentaire composé rédigé, à propos d’une des fables de la Fontaine les deux amis. A propos de la méthodologie de cet exercice, vous pouvez consulter mes autres articles sur le commentaire composé. Texte de la Fable de la Fontaine les deux amis second recueil – 1678 Deux vrais amis vivaient au Monomotapa L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre Les amis de ce pays-là Valent bien, dit-on, ceux du nôtre. Une nuit que chacun s’occupait au sommeil, Et mettait à profit l’absence du soleil, Un de nos deux Amis sort du lit en alarme ; Il court chez son intime, éveille les Valets Morphée avait touché le seuil de ce palais. L’ami couché s’étonne, il prend sa bourse, il s’arme ; Vient trouver l’autre, et dit Il vous arrive peu De courir quand on dort ; vous me paraissez homme A mieux user du temps destiné pour le somme N’auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ? En voici. S’il vous est venu quelque querelle, J’ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle Était à mes côtés ; voulez-vous qu’on l’appelle ? Non, dit l’ami, ce n’est ni l’un ni l’autre point Je vous rends grâce de ce zèle. Vous m’êtes en dormant un peu triste apparu ; J’ai craint qu’il ne fût vrai, je suis vite accouru. Ce maudit songe en est la cause. Qui d’eux aimait le mieux ? Que t’en semble, lecteur ? Cette difficulté vaut bien qu’on la propose. Qu’un ami véritable est une douce chose! Il cherche vos besoins au fond de votre cœur ; Il vous épargne la pudeur De les lui découvrir vous-même. Un songe, un rien, tout lui fait peur Quand il s’agit de ce qu’il aime. Introduction du commentaire La fable Les deux amis » fable XI, livre XIII composée d’alexandrins et d’octosyllabes est tirée du second recueil des Fables de Jean de La Fontaine. Elle met en scène deux amis. L’un d’eux se précipite suite à un rêve préoccupant dans la chambre de l’autre qui, inquiet, se réveille et lui offre pour le satisfaire son épée, sa bourse et son esclave. La Fontaine prend à témoin le lecteur des vertus de l’amitié. Dans le but d’apprécier l’efficacité de cet apologue qui illustre l’idée selon laquelle tout ami véritable se doit d’être généreux, prévenant et attentionné, on s’intéressera d’abord au déroulement du récit autour du thème de l’amitié réciproque. Dans un deuxième temps, nous montrerons la portée critique mais aussi universelle de la fable sous des dehors par endroits divertissants. I – Une amitié sous le sceau de la sincérité et de la réciprocité Dès l’ouverture, le thème de l’amitié est placé sous le sceau de la sincérité Deux vrais amis ». Le terme ami »est repris six fois au fil du texte de façon explicite. Par ailleurs, l’auteur indique ce sur quoi repose cette amitié. Les deux amis rivalisent en termes de générosité matérielle pour l’un qui donne son épée », sa bourse » ou son esclave » et affective pour l’autre vous m’êtes en dormant un peu triste apparu ». Bien que les deux amis soient liés socialement et intimement il court chez son intime », l’auteur prend soin de les distinguer. Ils sont présentés comme dans un diptyque l’un a un comportement statique endormi et l’autre en perpétuel mouvement il court », je suis vite accouru ». On se rend compte que l’auteur prend soin de préciser les degrés de l’amitié qui se joue sur le plan de la générosité, de la crainte voire de la tristesse. Autrement dit, l’auteur fait preuve d’une très grande finesse d’observation. On se rend compte que l’ami qui a été réveillé anticipe les besoins de l’autre. Cette sollicitude renvoie en quelque sorte la sollicitude de l’autre que son rêve tourmente en miroir. Le dialogue qui s’établit entre les deux personnages se situe au cœur du récit, occupant près de la moitié des vers, constitue une petite scène de théâtre. Reste que l’ensemble des répliques pourrait-on dire ne trouvent pas de réponse. L’échange est en suspens au point de mettre en valeur la sollicitude qui anime les personnages. Par ailleurs, cette situation tend à légitimer l’appel au lecteur que l’auteur tutoie pour une meilleure implication Qui d’eux aimait le mieux? Que t’en semble lecteur ? ». Cette implication du lecteur apparaissait en filigrane dès le début à travers le possessif nos amis ». Probablement faut-il comprendre que l’amitié repose sur cet échange bien plus qu’elle ne dépend d’un comportement ou d’un autre. II – Une critique sociale Il n’est pas impossible que l’on ait affaire à la mise en oeuvre d’une amitié allégorique au service d’une critique sociale. En effet, on se rend compte que le début de la fable campe un décor utopique rappelant l’Orient Monomotapa » qui dépayse le lecteur et l’invite à une mise à distance de la situation. Ce dépaysement est renforcé par l’anonymat des deux personnages l’un l’autre », chacun », l’ami », qui d’eux » qui donne à la fable un caractère généralisant voire universel. D’un point de vue stylistique, les vers 3 et 4 sont des octosyllabes qui marquent un décrochement dans le récit » les amis de ce pays-là valent bien, dit-on, ceux du nôtre ». On assiste à un processus d’éloignement pays-là » et de rapprochement nôtre » sur le mode ironique dit-on » placé au cœur du vers. L’auteur incite le lecteur à observer la situation et au-delà des personnages, la société dans laquelle ils évoluent d’un œil critique. Les deux personnages appartiennent au rang de la noblesse d’après le lexique qui les caractérise le palais », l’épée », le valet », l’esclave ». Probablement peut-on y reconnaître une critique implicite de la société aristocratique du XVIIème siècle. L’ironie donne plus d’épaisseur au texte. La référence mythologique à Morphée est de l’ordre de l’ironie bien qu’elle contribue également à créer une atmosphère dépaysante. On remarque par ailleurs que le dialogue est construit sur un rythme rapide, très vivace, proche du comique de mots qui fait écho au comique de situation, notamment lorsque le personnage court dans tous les sens. L’ensemble ne peut laisser le lecteur indifférent. Tout concourt à stimuler la réflexion du lecteur sensible à la sincérité des sentiments dans un premier temps. L’implicite du texte vers lequel l’interpellation au lecteur oriente, déstabilise les certitudes d’une première lecture. Conclusion On se rend compte que cet apologue focalisé sur le thème de l’amitié repose entièrement sur le questionnement. Le dialogue au cœur du récit en est une illustration. L’auteur met en scène une situation simple, claire et convaincante par l’efficacité de la mise en scène. Reste que l’implicite du texte laisse entendre que le texte suppose plusieurs lectures, notamment celle d’une critique sociale de l’aristocratie, que seuls des initiés peuvent percevoir. L’apologue sous des dehors de simplicité révèle un surcroît de sens. As-tu des questions ? Si oui, n’hésite pas à les poser en commentaire. Tu peux également venir participer à nos stages de français pendant les vacances scolaires, afin de bien te préparer pour le bac ! Contactez-nous pour plus d'informations J'interviens avec le souci constant de répondre au plus près des besoins des élèves de collège et de lycée dans un espace inédit de travail en petits groupes.
DissertationIntroduction: Jean de La Fontaine, écrivain français du XVIIème siècle, publie son premier recueil Fables Choisies en 1668. Les fables du recueil sont des récits courts mettant en scène des animaux et délivrant l’esprit critique et proposant une morale. Pourtant, selon Rousseau les fables de la Fontaine ne font que
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moi gt comme je te lé di... tomber sur les animaux malades de la peste.. je c pa si tu la coné, tout les animaux sont réunis parce qu'il y a la peste et un doit se désigner kelklunpour qu'elle disparaisse, tout le monde s'accuse, le lion en premier qui est le plus "fort" en se déculpabilisant, puie tte les rangs de classe passe jusqu'à l'âne, qui se fait "détruire"et donc la prof mavé demandé si je pensé que ct toujours d'actualité et g commencé par dire non parce que pour moi, on avé plus un régime comme avant aussi inégale...si tu vois ce que je veux dire, mais bon vu sa tete g changé d'avis, et g dis oui, parce que en fait falé dire qu'aujourd'hui, qd il arrive un pépin excuse l'expression si c par exemple à un homme politique ou au président je ne porte ps de jugement c pa moi qui lé dit !!! ..... bref qd ile leurs arrivé kekchose, il se débrouiller pour s'en sortir sans rien....voila c un peu pré tout ce qu'ellex mavé dit, ...je pense pas que ça puisse tédé bcp en fait.... enfin bonne chanc qd mm ....!!! !!!! je sui de tout avec toi !!!! LaFontaine semble lui accorder un rôle important dans ses Fables et bien d'autres écrivains font rimer imagination et argumentation. les Fables de La Fontaine,une œuvre composite? Il s'agit donc de comprendre en quoi l'imagination, loin de nuire au travail de la raison et au débat d'idées, peut se révéler particulièrement précieuse. Bac de français 2020-La littérature d’idées Objectif connaître la vie et l'oeuvre d'un auteur majeur du XVIIe siècle. 1. Biographie 1621-1695 a. Sous la protection de Fouquet Maître des Eaux et Forêts, Jean de La Fontaine vit à Paris. Il est reçu à la cour de Louis XIV, sous la protection de Fouquet, ministre des Finances. Il vit dans le luxe et côtoie l'élite intellectuelle de l'époque Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, La Rochefoucauld, etc. Il écrit des poèmes mais ce ne sont pas encore des oeuvres majeures. b. A partir de 1661 Fouquet est emprisonné à vie pour avoir dépensé l'argent de l'Etat sans raison. La Fontaine reste fidèle à son ami, de sorte que Louis XIV lui ferme les portes de la cour. L'auteur trouve donc d'autres protecteurs, parmi lesquels Mme de La Sablière. En 1665, La Fontaine connaît le succès avec Contes et Nouvelles en vers, puis paraissent en 1668 les six premiers livres des Fables. La Fontaine est reconnu comme un auteur de talent et entre à l'Académie française en 1684. 2. Les Fables a. Présentation générale du recueil Les Fables sont regroupées en 12 livres d'une vingtaine de fables chacun, qui sont publiés de 1668 à 1694. Il s'agit de poèmes inspirés des auteurs antiques, le fabuliste grec Esope VIe siècle av. et le latin Phèdre Ier siècle av. siècle ap. On remarque là l'appartenance de La Fontaine au groupe des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes. Cependant, si l'auteur s'inspire de l'Antiquité, il privilégie à la copie une imitation libre, modernisant ainsi la matière des Anciens. La fable contient souvent une morale car elle a un objectif pédagogique. Mais cette morale n'est pas toujours exprimée. b. Caractéristiques d'une fable Une fable est un texte en prose ou en vers. Celles de Jean de La Fontaine sont essentiellement versifiées. Ce sont de courtes narrations qui contiennent un enseignement. Celui-ci peut être intégré à la narration ou prendre la forme d'une morale exprimée. Cependant, la morale telle qu'elle est donnée dans la fable n'est pas toujours celle qu'il faut appliquer. Le lecteur a donc parfois à charge de déduire l'enseignement du texte. D'autre part, si La Fontaine met souvent en scène des animaux Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. » Le Pâtre et le Lion », VI, 1, cela n'a rien de systématique. c. L'objectif des fables Les fables sont destinées à délivrer un enseignement au lecteur notamment par le biais de la morale tout en le distrayant. De cette double vocation découlent des textes courts qui privilégient l'agrément du récit tout en abordant des sujets sérieux. L'essentiel Jean de La Fontaine est un auteur majeur du XVIIe siècle. C'est essentiellement à travers ses Fables qu'il nous est connu, s'affirmant comme le spécialiste français de cette forme littéraire. Au moyen de courts récits en prose ou en vers, les fables sont destinées à délivrer un enseignement au lecteur notamment par le biais de la morale tout en le distrayant. Vous avez déjà mis une note à ce cours. Découvrez les autres cours offerts par Maxicours ! Découvrez Maxicours Comment as-tu trouvé ce cours ? Évalue ce cours ! Danscette dissertation nous allons parler des fables de Jean de la Fontaine plus précisément les livres 7 à 11 sorti en 1678 avec des thèmes variés on peut se demander si on retient les fables pour le récit ou pour la morale? En premier temps je vais dire ce qui rend le récit efficace et en deuxième temps pourquoi on retient la morale.
Les nouvelles oeuvres au programme 2022-2023 seront disponibles prochainementA noter les 5 oeuvres de l'ancien programme seront supprimées fin août 2022 Mme de Lafayette, La Princesse de ClèvesSarraute, EnfanceStendhal, Le Rouge et le NoirVerne, Voyage au centre de la TerreYourcenar, Mémoires d’Hadrien
Photo: T. Guinhut. Jean de La Fontaine, auteur de Fables enfantines & politiques. « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes ». C’est ainsi que La Fontaine, en sa dédicace « A Monseigneur le Dauphin », présentait dès 1668 ses Fables choisies et ANTHOLOGIE DE FABLES DE LA FONTAINE critique du roi et de la caur par l’intermédiaire de différents oiseaux » or 19 Sni* to View vers un thème commun les oiseaux Nous allons voir comment Jean de la Fontaine critique la cour de Louis XIV à travers la personnification de ces oiseaux. L’oiseau, symbole de l’amitié, de l’amour comme dans les deux pigeons » où la Fontaine engage le lecteur à entretenir cette amitie et cet amour. L’auteur utilise plusieurs fois le corbeau dans ses fables, symbole de la mort. Mais les oiseaux sont aussi qualifiés de majestueux, orgueilleux avec le héron, de gourmands vec le corbeau et le milan, de serviteurs zélés et sots avec le faucon et la mouche, d’honnêtes avec la perdrix, toujours en noise » en parlant des coqs. Et pour finir, de supérieurs, de divins avec l’aigle l’oiseau Jupiter la poule et le dragon. Ce thème est intéressant car cela permet de voir comment Jean de la Fontaine utilise ces animaux qui sont à la fois similaires par leur propre nom d’oiseau mais différents par leurs comportements et qualifications, afin de critiquer le roi Louis XIV et la cour tout en évitant la censure. Les fables de l’anthologie sont regroupées selon les aractéristiques et les qualités de ces oiseaux. Plan Les deux pigeons ; livre IX, Le renard et la cigogne ; livre l, 18…. Le milan et le rossignol ; livre IX, Le corbeau et le renard ; livre Le corbeau voulant imiter lg l’hirondelle ; livre X, 6.. ……. 10 Les vautours et les pigeons ; livre VII, La perdrix et les coqs; livre X, La poule aux œufs d’or ; livre V, 13…… Les deux coqs ; livre VII, 13… Le coche et la mouche ; livre VII, Le faucon et le chapon , livre VIII, 21 … 12 Le dragon à plusieurs têtes et le dragon à plusieurs queues ; Le héron ; livre VII, 4. Les deux pigeons ? les deux pigeons » est une fable extraite du livre IX des fables, où la Fontaine engage le lecteur à approfondir et ? livre rechercher l’amltié et l’amour dans le but d’atteindre le bonheur. Le pigeon est un oiseau plutôt ordinaire, l’auteur l’utilise afin de représenter une partie de la societé simple de son temps. ravaux, Les dangers, les soins du voyage, Changent un peu votre courage. Encor, si la saison s’avançait davantage ! Attendez les zéphyrs. Qui vous presse ? un corbeau Tout à l’heure annonçait malheur à quelque oiseau. Je ne songerai plus que rencontre funeste, Que faucons, que réseaux. ? Hélas, dirai-je, il pleut Mon frère a-t-il tout ce qu’il veut, Bon soupé, bon gîte, et le reste ? » Ce discours ébranla le cœur De notre imprudent voyageur Mals le désir de voir et l’humeur inquiète L’emportèrent enfin. Il dit Ne pleurez point ; Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite Je reviendrai dans peu conter de point en point Mes aventures à mon frère ; Je le désennuierai. Quiconque ne voit guère N’a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint Vous sera d’un plaisir extrême. Je dirai J’étais là ; telle chose m’avint; » Vous y crolrez être vous-même. ? A ces mots, en pleurant, ils se dirent adieu. Le voyageur s’éloigne ; et voilà qu’un nuage L’oblige de chercher retraite en quelque lieu. Un seul arbre s’offrit, tel encor que l’orage Maltraita le pigeon en dépit du feuillage. L’air devenu serein, il part tout morfondu, Sèche du mieux qu’il peut son corps chargé de pluie, Dans un champ à l’écart voit du blé répandu, Voit un pigeon auprès cela lul donne envie ; Il y vole, il est pris ce blé couvrait d’un las Les menteurs et traîtres appas. Le las était usé si bien que, de son aile, De ses pieds, de son bec, l’oiseau le rompt enfin Quelque plume V périt et périt et le pis du destin Fut qu’un certain vautour à la serre cruelle, Vit notre malheureux qui, traînant la ficelle Et les morceaux du las qui l’avaient attrapé, Semblait un forçat échappé. Le vautour sien allait le lier ,quand des nues Fond à son tour un aigle aux ailes étendues. Le pigeon profita du conflit des voleurs, S’envola, s’abattit auprès d’une masure, Crut, pour ce coup, que ses malheurs Finiraient par cette aventure ; Mais un fripon d’enfant cet âge est sans pitié prlt sa fronde, et, du coup, tua plus d’à moitié La volatile malheureuse, Qui, maudissant sa curiosité, Traînant l’aile et traînant le pié, Demi-morte et demi-boiteuse, Droit au logis s’en retourna Que bien que mal elle arriva Sans autre aventure fâcheuse. Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger De combien de plaisi s ils payèrent leurs peines. Amants, heureux amants, voulez-vous voyager ? Que ce soit aux rives prochaines. Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, Toujours divers, toujours nouveau Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste. J’ai quelquefois aimé je n’aurais pas alors Contre le Louvre et ses trésors, Contre le firmament et sa voûte céleste, Changé les bois, changé les lieux Honorés par le pas, éclairés par les yeux De l’aimable jeune bergère Pour qui, sous le fils de Cythère, Je sepu’is, engagé par mes premiers serments. Hélas ! Quand reviendront s moments ? PAGF s OF lg au gré de mon âme inquiète ? Ah! si mon coeur osait encor se renflammer ! Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ? Al-je passé le temps d’aimer ? 2 Le renard et la cigogne le renard et la cigogne » est une fable extraite du livre I ; la Fontaine présente deux personnages qui s’opposent le renard est plutôt égoïste alors que la cigogne elle est plus mise en valeur ar l’auteur car c’est un oiseau gracieux et intelligent. Compère le Renard se mit un jour en frais, Et retint à diner commère la Cigogne. Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts Le galand, pour toute besogne, Avait un brouet clair il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette La cigogne au long bec n’en put attraper miette, Et le drôle eut lapé le tout en un moment. Pour se veneer de cette tr PAGF 6 OF lg Serrant la queue, et portant bas l’oreille. Trompeurs, c’est pour vous que j’écris Attendez-vous à la pareille. Le milan et le rossignol ? le milan et le rossignol » est une fable extraite du livre IX ; Jean de la Fontaine met en œuvre deux oiseaux dont un est pris par la faim le milan. Pour sauver sa peau, le rossignol essaye tant bien que mal de convaincre le milan de l’écouter chanter. Dans cette fable, La Fontaine dénonce la supériorité de l’instant face à la raison. Après que le milan, manifeste voleur, Eut répandu l’alarme en tout le voisina e, Et fait crier sur lui les enfa extraite du livre ; dans cette fable figure un renard, rusé et flatteur, et un corbeau naïf. La Fontaine critique deux grands acteurs de l’époque le ourtisan le renard et une personne de pouvoir le corbeau. Maitre corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître renard par l’odeur alléché , Lui tint à peu près ce langage Et bonjour Monsieur du corbeau. Que vous êtes joli! que vous me semblez beau! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois» A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie. Le renard s’en saisit et dit Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Le corbeau honteux et confus Jura mais un peu tard , qu’on ne l’y prendrait plus. Un vrai mouton de sacrifice On l’avait réservé pour la bouche des Dieux. Gaillard Corbeau disait, en le couvant des yeux Je ne sais qul fut ta nourrice ; Mais ton corps me paraît en merveilleux état Tu me serviras de pâture Sur l’animal bêlant à ces mots il s’abat. La moutonnière créature Pesait plus qu’un fromag ; outre que sa toison Était d’une épaisseur extrême, Et mêlée à peu près de la même façon Que la barbe de Polyphème. Elle empêtra si bien les serres du Corbeau, Que le pauvre Animal ne put faire retraite. Le Berger vient, le prend, l’encage bien et beau Le donne à ses enfants pour servir d’amusette. Il faut se mesurer; la conséquence est nette Mal prend aux volereaux de faire les voleurs. L’exemple est un dangereux leurre Tous les mangeurs de gens ne sont pas grands seigneurs ; Où la guêpe à passé, le moucheron demeure. 6 L’araignée et l’hirondelle PAGF lg ce maudit oiseau Je l’ai tissu de matière assez forte. » Ainsi, d’un discours insolent, Se plagnait l’araignée autrefois tapissière, Et qui, lors étant filandière, Prétendait enlacer tout insecte volant. La sœur de Philomène, attentive à sa proie, Malgré le bestion happait mouches dans l’air, Pour ses petits, pour elle, impitoyable joie, Que ses enfants gloutons, d’un bec toujours ouvert, D’un ton demi-formé , bégayante couvée, Demandaient par des cris encor mal entendus. La pauvre aragne n’ayant plus Que la tête et les pieds, artisans superflus, Se vit elle-même enlevée L hirondelle, en passant, emporta toile, et tout, Et l’animal pendant au bout. Jupin pour chaque état mit deux tables au monde L’adroit, le vigilant, et le fort sont assis A la première; et les petits Mangent leur reste à la seconde. Dissertationsur les Fables de La Fontaine. Supposing the first haphazard storming to sob those eighteen conducts onto chapters, 1. Syd kende lafontaine fables down lafontaine forasmuch befogged the wants. Sur Users Search Support. You are not logged in. Please login or register. Dissertation fables dramatique teknecirecepusta. Assassin User Inactive

La Fontaine Fables livre 1 1 sur 16 http//damienbe. chez. com/fablesl. htm livre 1 A Monseigneur le Dauphin Je chante les héros dont Esope est le père, Troupe de qui l’histoire, encor que mensongère, Contient des vérités qui servent de leçons. Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons Je me sers d’animaux Illustre rejeton d’un p 0 Sur qui le monde enti a S. v. p page Et qui faisant fléchir Comptera désormais êtes, Quelque autre te dira d’une plus forte voix Les faits de tes aïeux et les vertus des rois. Je vais t’entretenir de moindres aventures, Te tracer en ces vers de légères peintures; Et si de t’agréer je n’emporte le prix, J’aurai du moins l’honneur de l’avoir entrepris. Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes; La Cigale et la Fourmi La cigale, ayant chanté Tout l’été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau cette emprunteuse. Nuit et Jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. – Vous chantiez ? j’en suis fort aise. Eh bien dansez maintenant. » 02/1 1/2014 1708 2 sur 16 Le Corbeau et le Renard Maître corbeau, sur un arbre perché Tenait en son bec un fromage. Maitre renard par l’odeur alléché Lui tint à peu près ce langage Hé! bonjour Monsieur du Corbeau Que vous êtes joli! que vous me semblez beau! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois » A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie Et pour montrer sa belle voix Il ouvre un large bec laisse tomber sa proie. Le renard s’en saisit et dit Mon bon Monsieur Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Le corbeau honteux et confus Jura mais un peu tard , qu’on ne ly prendrait plus. La grenouille qui veut se faire aussi grosse que e boeuf Une grenouille vit un boeu 20 approchez point. La chétive pécore S’enfla si bien qu’elle creva. Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages. Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs Tout prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages. sur16 Les deux mulets Deux mulets cheminaient, l’un d’avoine chargé, L’autre portant l’argent de la gabelle Celui-ci, glorieux d’une charge si belle, N’eût voulu pour beaucoup en être soulagé. Il marchait d’un pas relevé, Et faisait sonner sa sonnette Quand, l’ennemi se présentant, Comme il en voulait à l’argent, Sur le mulet du fisc une troupe se jette, Le saisit au frein et l’arrête. Le mulet, en se défendant, Se sent percé de coups; il gémit, il soupire. Est-ce donc là, dit-il, ce qu’on m’avait promis? Ce mulet qui me suit du danger se retire; Et moi jy tombe et je péris! Ami, lui dit son camarade, Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut emploi Si tu n’avais servi qu’un meunier comme moi, Tu ne serais pas si malade fallait livrer bataille, Et la mâtin était de taille A se défendre hardiment. e loup donc, l’aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu’il admire. Il ne tiendra qu’à vous, beau sire, D’être aussi gras que moi, lui répartit le chien. Quittez les bois, vous ferez bien Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim. Car quoi? ien dassuré; point de franche lippée; Tout à la pointe de l’épée. Suivez moi, vous aurez un bien meilleur destin. » e loup reprit Que me faudra-t-il faire? 4 sur 16 -Presque rien, dit le chien donner la chasse aux gens Portant bâtons et mendiants; Flatter ceux du logis, à son maître complaire Moyennant quoi votre salaire Sera force reliefs de toutes les façons Os de poulets, os de p’geons, Sans parler de mainte caresse. » Le loup déjà se forge une félicité Qui le fait pleurer de tendresse Chemin faisant, il vit le cou du chien elé. Qu’est-ce là? lui dit-il. – ? Peu de chose. Ri 4 0 tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. Cela dit, maitre loup s’enfuit, et court encor. La Génisse, la Chèvre et la Brebis en société avec le Lion La génisse, la chèvre et leur soeur la brebis, Avec un fier lion, seigneur du voisinage, Firent société, dit-on, au temps jadis, Et mirent en commun le gain et le dommage. Dans les lacs de la chèvre un cerf se trouva pris. Vers ses associés aussitôt elle envoie. Eux venus, le lion par ses ongles compta, Et dit Nous sommes quatre à partager la proie ». Puis, en autant de parts le cerf il dépeça; Prit pour lui la première en qualité de sire Elle doit être à moi, dit-il, et la raison, Cest que je m’appelle lion A cela l’on n’a rien à dire. La seconde, par droit, me doit échoir encor Ce droit, vous le savez, c’est le droit du plus fort. Comme le plus vaillant, je prétends la troisième. Si quelqu’une de vous touche à la quatrième, Je l’étranglerai tout d’abord. sur 16 La Besace Jupiter dit un jour Que tout ce ui respire Sen vienne comparaître a a grandeur. animaux, faites comparaison De leurs beautés avec les vôtres. Etes-vous satisfait? – Moi? it-il; pourquoi non? N’ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres? Mon portrait jusqu’ici ne m’a rien reproché; Mais pour mon frère l’ours, on ne l’a qu’ébauché Jamais, s’il me veut croire, il ne se fera peindre. » L’ours venant là-dessus, on crut qu’il s’allait plaindre. Tant s’en faut de sa forme il se loua très fort; Glosa sur l’éléphant, dit qu’on pourrait encor Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles; Que c’était une masse informe et sans beauté. L’éléphant étant écouté, Tout sage qu’il était, dit des choses pareilles I jugea qu’à son appétit Dame baleine était trop grosse. Dame fourmi trouva le ciron trop petit, Se croyant, pour elle, un colosse. lupin les renvoya s’étant censurés tous, Du reste contents d’eux. Mais parmi les plus fous Notre espèce excella; car tout ce que nous sommes, Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous, Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes On se voit d’un autre oeil qu’on ne voit son prochain. Le fabricateur souverain Nous créa besaciers tous de même manière, Tant ceux du temps passé que du temps d’aujourd’hui I fit pour nos défauts la poche de derrière, Et celle de devant pour les défauts d’autrui. L’hirondelle et les petits oiseaux Une hirondelle en ses voyages Avait beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu Peut avoir beaucoup retenu. Celle-ci prévoyait iusq 6 0 beaucoup appris. Quiconque a beaucoup vu peut avoir beaucoup retenu. Celle-ci prévoyait jusqu’aux moindres orages, Et devant qu’ils ne fussent éclos, Les annonçait aux matelots. Il arriva qu’au temps que le chanvre se sème, 6 sur 16 Elle vit un manant en couvrir maints sillons. Ceci ne me plait pas, dit-elle aux oisillons Je vous plains, car pour moi, dans ce péril extrême, Je saurai m’éloigner, ou vivre en quelque coin. Voyez-vous cette main qui, par les airs chemine? Un jour viendra, qui n’est pas loin, Que ce qu’elle répand sera votre ruine. De là naîtront engins à vous envelopper, Et lacets pour vous attraper, Enfin, mainte et mainte machine Qui causera dans la saison Votre mort ou votre prison Gare la cage ou le chaudron! Cest pourquoi, leur dit l’hirondelle, Mangez ce grain et croyez-moi. Les oiseaux se moquèrent d’elle Ils trouvaient aux champs trop de quoi. Quand la chènevière fut verte, L’hirondelle leur dit Arrachez brin à brin Ce qu’a produit ce mauvais rain Ou soyez sûrs de votre pe est tôt venue. Mais puisque jusqu’ici l’on ne m’a crue en rien, Dès que vous verrez que la terre Sera couverte, et qu’à leurs blés Les gens n’étant plus occupés Feront aux oisillons la guerre; Quand reglingettes et réseaux Attraperont petits oiseaux, Ne volez plus de place en place, Demeurez au logis ou changez de climat Imitez le canard, la grue ou la bécasse. Mais vous n’êtes pas en état De passer, comme nous, les déserts et les ondes, Ni d’aller chercher d’autres mondes; Cest pourquoi vous n’avez qu’un parti qui soit sûr, C’est de vous enfermer aux trous de quelque mur. Les oisillons, las de l’entendre, Se mirent à jaser aussi confusément Que faisaient les Troyens quand la pauvre Cassandre Ouvrait la bouche seulement. Il en prit aux uns comme aux autres Maint oisillon se vit esclave retenu. Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres Et ne croyons le mal que quand il est venu. 7 sur 16 Le Rat de ville et le Rat des champs Autrefois le rat des villes qu’ils étaient en train. A la porte de la salle Ils entendirent du bruit e rat de ville détale, Son camarade le suit. Le bruit cesse, on se retire Rats en campagne aussitôt; Et le citadin de dire » Achevons tout notre rôt. -Cest assez, dit le rustique; Demain vous viendrez chez moi. Ce n’est pas que je me pique De tous vos festins de roi; Mais rien ne vient m’interrompre Je mange tout à loisir. Adieu donc. Fi du plaisir Que la crainte peut corrompre! » Le loup et l’agneau La raison du plus fort est toujours la meilleure Nous l’allons montrer tout à l’heure. un Agneau se désaltérait Dans le courant d’une onde pure. 8 sur16 Un loup survient à jeun, qui cherchait aventure, Et que la faim en ces lieux attirait. Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage? Dit cet animal plein de rap mere -Si ce n’est toi, c’est donc ton frère. – Je n’en ai point. -Cest donc l’un des tiens; Car vous ne m’épargnez guère, Vous, vos bergers et vos chiens. On me l’a dit il faut que je me venge. Là-dessus, au fond des forêts e loup l’emporte et puis le mange, Sans autre forme de procès. L’homme et son image Un homme qui s’aimait sans avoir de rivaux Passait dans son esprit pour le plus beau du monde Il accusait toujours les miroirs d’être faux, Vivant plus que content dans une erreur profonde. Afin de le guérir, le sort officieux Présentait partout à ses yeux Les conseillers muets dont se servent nos dames Miroirs dans les logis, miroirs chez les marchands, Miroirs aux poches des galands, Miroirs aux ceintures des femmes. Que fait notre Narcisse? Il se va confiner Aux lieux les plus cachés qu’il peut s’imaginer, N’osant plus des miroirs éprouver l’aventure. Mais un canal, formé par une source pure, Se trouve en ces lieux écartés I s’y voit, il se fâche, et ses yeux irrités Pensent apercevoir une chimère vaine. Il fait tout ce qu’il peut pour éviter cette eau; Mais quoi? Le canal est si beau Qu’il ne le quitte qu’avec peine. La Fontaine Fables livre 1 0 0

TacticalBiopolitics, then, is a collection sujet dissertation sur les fables de la fontaine of essays organized by themes—Curating the Book of Life, The Biolab and the Public, Gendered Science, Expertise and Amateur Science, Biosecurity and Bioethics—that capture both the constructive exchanges and the tribal skirmishes that take place when life, science, art, and 1 Mais qui s’enracine en amont et se prolonge en aval recoupant des enjeux plus profonds sur le sens ... 1Il n’y a pas de culture sans mémoire, mais l’adage facétieux, la culture est ce qui reste quand on a tout oublié », implique la véritable innutrition » dans laquelle s’enracine notre humanisme. L’hommage que je veux rendre à Chantal Kircher, spécialiste des langues anciennes, illustrera l’idée de continuité articulée à celle d’évolution, et de transformation, qu’elle a toujours elle-même portée haut. C’est sur La Fontaine, un de nos classiques les plus affectionnés, que l’attention portera, donnant à réfléchir sur l’étiquette-même de classique. On sait que le fabuliste, devenu académicien en 1683, avait embrassé le parti des Anciens dans la célèbre Querelle qui divisa le monde des Belles-Lettres à la fin du XVIIe siècle1. De grands noms s’affichaient dans ce camp Furetière était une référence, mais c’est Boileauqui surtout avait donné le la avec ses Satires I-VI et VIII-IX 1666-1668, le Traité du sublime de Longin 1674, et bien-sûr L’Art poétique 1674. Rapin, avec les Réflexions sur la Poétique d’Aristote, Racine dans ses Préfaces d’Iphigénie 1675 et de Phèdre 1677 ainsi que La Bruyère et plus tard Fénelon s’illustrèrent aussi dans le débat. 2De leur côté, les Modernes avaient pour chef de file Charles Perrault Le siècle de Louis le Grand, 1687, Les Parallèles des Anciens et des Modernes, 1688, Des hommes illustres qui ont paru en France, 1696-1711, mais avant lui s’inscrivaient déjà dans cette mouvance Georges de Scudéry Alaric, 1654, Jean Chapelain, La Pucelle, 1657, Desmarets de Saint-Sorlin La comparaison de la langue et de la poésie française avec la grecque et la latine, 1670, Défense du poème héroïque, 1675, Défense de la poésie et de la langue française, 1675, et Paul Pellisson Relation contenant l’Histoire de l’Académie Françoise, 1672. Dans leurs rangs on compte également Fontenelle Dialogues des morts, 1683, Digression sur les Anciens et les Modernes, 1687, Saint-Evremond Sur les poèmes des Anciens, 1686, Sur la dispute touchant les Anciens et les Modernes, 1692, et, à l’aube du XVIIIe siècle, Pierre Bayle Dictionnaire historique et critique, 1695-1697. 3Pour les uns comme pour les autres, l’argumentaire est simple les Anciens soutiennent une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité qui, selon eux, représentent définitivement la perfection artistique. La Poétique d’Aristote est leur bréviaire. Pour les Modernes au contraire, les œuvres de l’Antiquité ne sont pas indépassables, la création littéraire se doit d’innover dans ses formes, et d’être en phase avec son temps. Mais, on le verra, cette simplicité apparente cache des enjeux beaucoup plus profonds. Ces enjeux traversent les Fables de La Fontaine ils sous-tendent la posture originale du fabuliste, où l’ancien et le moderne se rejoignent. 2 A Monseigneur L’Evêque de Soissons, La Fontaine, Œuvres diverses, éd. P. Clarac, Paris, Gallimar ... 4Dans sa célèbre Epitre à Huet 16872, qui officialise sa prise de position en faveur des Anciens, La Fontaine prend soin de déclarer mon imitation n’est pas un esclavage » nous le savons, il s’en fallait de beaucoup en effet. A telle enseigne que souvent la critique s’est plu à insister sur la modernité» du prétendu ancien. L’étude qui suit rappellera quelques traits significatifs de cette modernité. La distanciation, revendiquée, n’était pas anodine. Dans un contexte traversé de tensions, que notre vision rétrospective tend à écraser, La Fontaine proclame avant tout son indépendance d’esprit. Dépassant la pétition de principe, il exemplifie ce qu’il dit, en se réappropriant et en transformant l’héritage des Anciens. Alors, on le verra, l’ancrage et les références puisées chez eux s’avèrent libérateurs. I. Le monde des Fables et le retour aux sources 5Certes, l’œuvre de La Fontaine ne se limite pas à ses Fables. Ce sont elles néanmoins qui occupent le premier plan de sa réception, et qui, en l’occurrence, illustreront le mieux les deux visages d’une poétique, marquée à la fois par sa révérence aux Anciens et par une sensibilité très moderne. On sait par ailleurs que sa Muse galante » s’abreuve plus notoirement à une source moderne, et que ses Contes et Nouvelles notamment, relèvent de l’inspiration grivoise de Boccace ou de l’Arioste. Cet autre ancrage de sa création ne doit pas être négligé, car il éclaire indirectement l’inspiration plurielle à laquelle nous allons nous attacher. 6Le genre des fables remonte à l’Antiquité, et La Fontaine dans ses Préfaces s’inscrit officiellement dans la tradition d’Esope, l’inventeur du bel art » 3 A Monseigneur le Dauphin, Fables éd. G. Couton, Garnier-Frères, Paris, 1962, p. 31 Je chante les Héros dont Esope est le père3, 4 Préface au premier recueil des Fables p. 5. 7Esope, suivi par Phèdre et Avenius, et dont il convient désormais d’accorder le projet avec l’harmonie de la poésie. Car les Fables d’Esope, extrêmement concises, dédaignaient tout ornement ici, La Fontaine plaide pour une certaine liberté d’adaptation, mais en s’appuyant encore sur une autorité antique, celle de Socrate lui-même. Partant de l’idée que les Grâces lacédémoniennes ne sont pas tellement ennemies des Muses françaises, que l’on ne puisse souvent les faire marcher de compagnie »4, il rappelle que selon Platon, Socrate employa les derniers moments de sa vie à mettre en vers les Fables d’Esope. Et de son côté, pour rendre hommage à celui qu’il met au rang de Sage, il ouvre son premier recueil de Fables par une transcription de Planude, La vie d’Esope le Phrygien. 8Ce positionnement clairement affiché dans le péritexte des Fables, se confirme d’emblée dans le contenu du premier recueil La Cigale et la Fourmi, Le Corbeau et le Renard, puisent leur sujet chez Esope, La grenouille qui veut de faire aussi grosse que le bœuf et Les deux mulets chez Phèdre, Le loup et le chien, La génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion chez Esope encore, et ainsi de suite. La fable VII, La Besace, empruntée à Avenius, mais partiellement aussi à Esope et à Phèdre, fait apparaître une autre forme d’innutrition », désormais souvent réitérée, mêlant aux acteurs de ce petit monde force personnalités mythologiques c’est Jupiter appelé aussi familièrement Jupin qui ouvre la session des doléances pour l’ensemble des créatures, et plus loin, c’est à Junon que se plaint le Paon. Cassandre, Castor et Pollux, Apollon, Mercure, Ulysse, l’Olympe et le Parnasse sont couramment pris à témoin. Mais parfois ils surgissent malicieusement au détour d’une caution forcée 5 La Tortue et les deux Canards, X, II. C’est moi qui souligne. Une Tortue était, à la tête légère,Qui, lasse de son trou, voulut voir le pays […]Deux Canards à qui la commère communiqua ce beau dessein, Lui dirent qu’ils avaient de quoi la satisfaire Vous voyez ce large chemin ? Nous vous voiturerons, par l’air, en Amérique, Vous verrez mainte République, Maint Royaume, maint peuple, et vous profiterezDes différentes mœurs que vous en fit autant. On ne s’attendait guèreDe voir Ulysse en cette Tortue écouta la proposition…5 6 L’art de la transition » que Leo Spitzer saluait chez La Fontaine se déploie aussi dans cette fa ... 7 L’univers de croyance est l’ensemble des propositions implicites tenues pour vraies par un locuteu ... 9Dans la réflexivité accrue du second recueil, l’allusion intempestive à Ulysse est, pour le fabuliste, une manière humoristique de traiter ses habituelles références, en soulignant d’un gros trait leur caractère convenu. Pareille distanciation n’empêche pas ces mêmes références d’apparaître comme parfaitement naturelles dans le vivier des anecdotes. On se reportera au caractère hybride du genre. Un récit, ou apologue, raconte une histoire exemplaire propre à délivrer une leçon de vie c’est le corps de la fable, la leçon elle-même, explicite ou implicite, intégrée ou détachée, en constitue la morale, qui est son âme ». Une fable emblématique dans son statut métadiscursif, Le pouvoir des fables » VIII, 4, révèle toute la souplesse des transitions entre différents points d’ancrage6, ou, si l’on préfère, entre différents univers de croyance »7 du discours. L’événement ici narré possède un fondement historique Dans Athène autrefois peuple vain et léger, Un Orateur voyant sa patrie en danger, Courut à la Tribune ; et d’un art tyrannique, Voulant forcer les cœurs dans une république, Il parla fortement sur le commun salut… 10Dans la figure de l’Orateur nous reconnaissons Démosthène qui tentait d’alerter ses concitoyens sur la politique conquérante de Philippe de Macédoine. En vain le peuple se montrait sourd à sa rhétorique. Il prit alors un autre tour » propre à le réveiller Cérès, commença-t-il, faisait voyage un jourAvec l’Anguille et l’Hirondelle Un fleuve les arrête ; et l’Anguille en nageant, Comme l’Hirondelle en volant, Le traversa bientôt. L’assemblée à l’instantCria tout d’une voix Et Cérès que fit-elle ? 11L’anecdote, inscrite dans un épisode de l’histoire grecque ancienne, accueille, avec l’aventure de Cérès, une inclusion mythologique. Mais il y a mieux encore ce conte d’enfant », rapproché de Peau d’Âne, offre à La Fontaine une morale œcuménique 8 Il se trouve que Peau d’âne fait partie de ces contes transmis par la tradition populaire, que jus ... A ce reproche l’assemblée,Par l’apologue réveillée, Se donne entière à l’Orateur Un trait de Fable en eut l’honneur. Nous sommes tous d’Athène en ce point ; et moi-même, Au moment que je fais cette moralité, Si Peau d’âne m’était conté8,J’y prendrais un plaisir extrême. 12Une autre fable, emblématique elle aussi de la visée des fables, L’Education, met en regard le double ancrage des références. Les personnages sont deux chiens, deux frères dont les parcours ont divergé Laridon et César, frères dont l’origineVenait de chiens fameux, beaux, bien faits et hardis, A deux maîtres divers échus au temps jadis, Hantaient l’un les forêts, et l’autre la cuisine ;Ils avaient eu d’abord chacun un autre nom ; Mais la diverse nourritureFortifiant en l’un cette heureuse nature, En l’autre l’altérant, un certain marmitonNomma celui-ci Laridon Son frère, ayant couru mainte haute aventure, Mis maint Cerf aux abois, maint Sanglier abattu,Fut le premier César que la gent chienne ait eu. VIII, 24. 13Certes, un parcours noble justifie une dénomination prestigieuse, à connotation antique César est un nom propre remotivé, qui vaut titre ; de son côté, Laridon est un nom forgé, moderne, qui, dans ses sonorités, affiche la dégénérescence de la lignée des tournebroches. Mais la morale reste ambiguë l’évocation héroï-comique des exploits du chien de chasse, rend suspecte l’admiration qui lui est portée, comme elle relativise le mépris pour le chien de cuisine. 14Au-delà des déclarations formelles, et des références affichées que l’on n’est pas près d’épuiser, il convient de souligner le dessein du poète. Et là c’est la démarche même de Prométhée, le rival des Dieux, qui se manifeste dans Le Prologue de la première fable du Livre V, Le Bûcheron et Mercure, elle se lit dans la vision ramassée, véritable mise en abyme » topique de l’œuvre Tantôt je peins en un récitLa sotte vanité jointe avecque l’envie,Deux pivots sur qui roule aujourd’hui notre est ce chétif animalQui voulut en grosseur au Bœuf se rendre quelquefois, par une double image,Le vice à la vertu, la sottise au bon sens,Les Agneaux aux loups ravissants,La mouche à la Fourmi, faisant de cet ouvrageUne ample Comédie à cent actes divers,Et dont la scène est l’Univers. 15Suivant l’exemple du héros mythique, qui avait formé l’homme à partir des traits de caractères répartis dans chaque espèce animale, La Fontaine crée un microcosme où les animaux, devenus des hommes comme les autres », sont de toutes les époques. Pour dire cet éternel humain, on parle dans le monde des fables simultanément des Dieux, de l’Antiquité, … et aussi de quelques événements très contemporains. 9 Dont certains, entraînés par leur préjugé, supposaient qu’il était Esope lui-même connu sous le no ... 16Le premier recueil des Fables s’était placé dans le sillage d’Esope ; l’Avertissement du deuxième annonce avoir cherché d’autres enrichissements ». Désireux d’introduire de la variété dans son œuvre, La Fontaine déclare maintenant une dette envers Pilpay, un sage indien9, et quelques autres ». En l’absence de source livresque avérée, comme pour la Fable III du Livre VII, Le rat qui s’est retiré du monde, le poète transpose librement l’actualité politique Les Levantins en leur légendeDisent qu’un certain Rat las des soins d’ici-bas, Dans un fromage de HollandeSe retira loin du tracas… 17 L’ermite nouveau » est bientôt sollicité par des rats venus en délégation lui demander quelques subsides pour Ratopolis assiégée. Alors le fromage de Hollande » fait entendre une allusion à la guerre de Hollande, très pertinente dans cette fable datée de 1675, année où le clergé régulier avait vivement protesté contre le don gratuit », une participation imposée aux dépenses de ladite guerre. Mais dans cette fable nous entendons également une satire, dans la tradition médiévale cette fois, à l’encontre des moines, bien protégés des soucis du siècle, hypocrites, et peu solidaires à l’égard de leurs semblables Ayant parlé de cette sorte, Le nouveau Saint ferma sa porte. Qui désignai-je à votre avis, Par ce Rat si peu secourable ?Un moine ? Non, mais un Dervis Je suppose qu’un Moine est toujours charitable. 18Ici un contact s’établit avec l’inspiration drolatique des Contes, la veine gauloise rejoignant la veine galante. C’est donc un aspect moderne des Fables qu’il convient désormais d’interroger. II. Un discours moderne. Syncrétisme et pragmatisme 19Les étiquettes sont trompeuses etla posture de La Fontaine dans ses Fables prend en défaut les dichotomies réductrices. On est évidemment plus libre lorsqu’on s’accorde plusieurs maîtres ce que révèle d’abord le syncrétisme des références rapidement évoqué, c’est la liberté d’esprit du fabuliste, et surtout sa morale qui ne craint pas d’être politiquement incorrecte. 10 Marc Fumaroli, La Querelle des Anciens et des Modernes,a illustrée d’extraits, Paris, Gallimard-Fo ... 11 Il fut longtemps l’homme de lettres » de Madame de la Sablière, et dans son salon il avait noué ... 12 Citons entre autres Les Animaux malades de la peste, Les obsèques de la Lionne, La Cour du lion… 20Sous la vulgate d’une polémique abusivement schématisée entre tenants d’une esthétique d’imitation et partisans d’une création émancipée des moules anciens, d’autres enjeux se dessinent. Les Anciens, à l’abri de leurs modèles, et bien adossés à leur monde païen, sont à certains égards plus transgressifs que les Modernes. La Fontaine est d’abord de ceux qui prennent acte de la loi de la nature. Il ne faut pas se le cacher, c’est une dure loi, qui ignore la bienséance, et qui ne ferme pas les yeux sur les pulsions ou le plaisir des sens. De leur côté, les Modernes sont plus assujettis au lissage d’une production littéraire encadrée par les autorités, comme l’Académie et la cour. Marc Fumaroli souligne les positionnements face au pouvoir qui se cachaient sous l’apparent progressisme des Modernes, permettant de mieux comprendre des options à première vue déconcertantes10. Ainsi, Boileau, défenseur des Anciens, était un proche de Port-Royal, ce haut lieu du contre-pouvoir du monde des Lettres. La Fontaine était son ami et l’on sait aussi qu’il avait plus d’affinités avec l’esprit des salons parisiens11, l’héritage galant de la Fronde, et les penseurs libertins, qu’avec un alignement courtisan tant de fois dénoncé12. Son refus des idées reçues, et un pragmatisme tranquillement provocateur, s’inscrivent dans la topique d’une œuvre qui dit un monde soumis à la raison du plus fort. 13 Il est un des pères de l’histoire politique contemporaine. 14 Paris, Ventadour, 1955. 15 Dans son Emile ou de l’Education, il considérait que les Fables encourageaient moins à se corriger ... 16 Les historiens reconnaissent Machiavel comme un des fondateurs de la pensée politique moderne voi ... 17 Le Lion amoureux, IV, I. La réflexion d’André Siegfried est fortement imprégnée par le souvenir tr ... 21Il y a un peu plus d’un demi-siècle André Siegfried, académicien et historien de renom13, écrivit un essai intituléLa Fontaine, Machiavel rapprochement peut surprendre, mais, même s’il appelle de sérieuses mises au point, l’intuition d’une parenté intellectuelle mérite qu’on s’y attarde. On se souvient des griefs de Jean-Jacques Rousseau contre ce qu’il appelait l’immoralité » de La Fontaine15. De fait, le fabuliste rejoint le célèbre Florentin reconnu comme un moderne par la postérité16, et cela précisément dans sa vision immoraliste du monde. La Fontaine aurait bien compris les leçons de réalisme politique du Prince. André Siegfried commente en ces termes la fable du Lion amoureux Samson ne doit pas se laisser couper les cheveux, le lion ne doit pas se laisser rogner les griffes un Etat désarmé ne compte plus »17. La prudence consiste à ne pas croire les discours lénifiants, et à ne pas s’engager sans s’assurer d’un possible retour, le Renard est lucide Les pas empreints sur la poussièrePar ceux qui s’en vont faire au malade leur cour,Tous, sans exception, regardent sa tanière Pas un ne marque de retour Cela nous met en Sa Majesté nous dispense Grand merci de son passe-port ;Je le crois bon ; mais dans cet antreJe vois fort bien comme l’on entre,Et ne vois pas comme on en sort. Le Lion malade et le Renard, VI, 14. 22Nous irons plus loin les victoires ne sont jamais des solutions définitives qui nous permettraient de baisser la garde, et c’est une Iliade en basse-cour qui nous l’enseigne Deux Coqs vivaient en paix une Poule survintEt voilà la guerre tu perdis Troie et c’est de toi que vintCette querelle envenimée Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint !En effet, le coq vainqueur va chanter sa victoire un peu trop fort Un vautour entendit sa voix Adieu les amours et la gloire ;Tout cet orgueil périt sous l’ongle du Vautour.[…]Tout vainqueur insolent à sa perte travaille,Défions-nous du Sort, et prenons garde à nousAprès le gain d’une bataille. Les Deux coqs, VII, XII 23A nouveau, la référence à l’épopée antique s’inscrit dans un registre héroï-comique qui la désacralise quelque peu. Mythe, distanciation du mythe, et portée transtemporelle, sont interdépendants. 24Mais chez La Fontaine, le réalisme politique n’est qu’une application parmi d’autres d’une recommandation générale selon laquelle il faut en toute chose raison garder. Or nos mœurs sont rarement raisonnables… La source de la fable des Deux Chèvres passe pour être une querelle de préséances entre deux dames de haut rang, une certaine Madame de Beringhen et la duchesse de Brissac Saint-Simon qui, s’étant rencontrées dans une rue fort étroite, restèrent, dit-on, cinq heures face à face, faute d’accepter de reculer … J’imagine voir avec Louis le GrandPhilippe Quatre qui s’avance Dans l’île de la s’avançaient pas à pas,Nez à nez, nos Aventurières, Qui toutes deux étant fort fières,Vers le milieu du pont ne se voulurent pasL’une à l’autre céder. Elles avaient la gloireDe compter dans leur race à ce que dit l’HistoireL’une certaine Chèvre au mérite sans pairDont Polyphème fit présent à Galatée,Et la chèvre Amalthée, Par qui fut nourri de reculer, leur chute fut commune ;Toutes deux tombèrent dans l’eau. Les Deux Chèvres XII, IV 18 C’est sur l’île de la Conférence ou île des Faisans, au milieu de la Bidassoa en pays basque, qu ... 25Les univers de croyances sont ici particulièrement imbriqués nos chèvres peuvent se prévaloir d’aïeules mythiques, mais leur aventure est celle d’un fait divers contemporain, qui lui-même renvoie ironiquement à un événement diplomatique récent18. 26En marge des autorités, le pragmatisme de La Fontaine, son refus de l’angélisme, et son regard narquois, sont frappés au coin du bon sens. L’Âne des Animaux malades de la peste, paie cher ses scrupules excessifs. Et bien-sûr, nous répète-t-il souvent,il faut manger pour vivre. Comme nous ne sommes pas tous végétariens, la chaîne alimentaire fait que parfois aussi on mange son prochain » ! C’est la leçon du Loup et les Bergers. Le personnage du loup, ou du chat, sont loin d’être toujours négatifs Un Loup rempli d’humanitéS’il en est de tels dans le mondeFit un jour sur sa cruauté,Quoiqu’il ne l’exerçât que par nécessité, Une réflexion s’ensuit une bonne résolution Et bien, ne mangeons plus de chose ayant eu vie ;Paissons l’herbe, broutons ; mourrons de faim une chose si cruelle ?Vaut-il mieux s’attirer la haine universelle ?Disant ces mots il vit des Bergers pour leur rôtMangeants un agneau cuit en oh, dit-il, je me reprocheLe sang de cette gent. Voilà ses gardiensS’en repaissants, eux et leurs chiens ;Et moi, Loup, j’en ferais scrupule ?Non, par tous les Dieux. Non. Je serais ridicule. [...] Ce loup avait raison. Est-il dit qu’on nous voieFaire festin de toute proie,Manger les animaux, et nous les réduirons Aux mets de l’âge d’or autant que nous pourrons ?Ils n’auront ni crocs ni marmite ?Bergers, bergers, le loup n’a tortQue quand il n’est pas le plus fort Voulez-vous qu’il vive en ermite ? 19 Ovide, Métamorphoses, I., 103 20 Voir Jaubert 2000a 27Certaines expressions sont ici révélatrices. Ovide, dans ses Métamorphoses, nous dit en effet que les hommes de l’âge d’or étaient végétariens19 ; les animaux du jardin d’Eden l’étaient aussi, mais, pour La Fontaine, qui en l’occurrence renverrait dos à dos le merveilleux païen comme le merveilleux chrétien, il est clair qu’on ne reviendra pas au Paradis perdu.... Avec une sobre élégance, il récuse l’austérité excessive, et reconnaît une certaine sensualité dans l’acte de se nourrir20. 21 Voir Jaubert 1997, 2000 b, 2002. 28L’allégeance à la loi de la Nature sous-tend un humanisme de la maturité qui s’ouvre à la philosophie d’Epicure, et dépasse les clivages d’école. La nature est changeante et la suivre c’est s’adapter. Comme toujours chez les grands auteurs, entendons ceux dont la réception peut traverser les âges, La Fontaine fait converger éthique et modèle de souplesse et d’adaptation que nous offre la nature trouve une traduction dans la forme. La fable devient sous sa plume un genre qui ne cesse de se métamorphoser elle est fondée à s’assumer ainsi, car la pensée ne saurait se couler dans un moule unique. Fiction et diction progressent ensemble une autre modernité de La Fontaine, souvent remarquée des linguistes, se comprend ainsi. Ainsi la remarquable hétérogénéité énonciative, ce concert des voix qui se signale dans le discours des Fables, sera mis en relation avec la pensée plurielle très intégrée qui les caractérise. Les formes libres de discours rapporté sont ici le fer de lance d’une locution polyphonique audacieuse, très en avance sur son temps. On ne reviendra pas sur des démonstrations faites antérieurement21, mais il convenait de souligner une fois de plus la cohérence du dit et du dire, du contenu et de la forme. 29L’imitation servile des Anciens est donc bien loin en effet. La maîtrise du discours permet de dire une vérité de soi, et manifestement la sagesse de La Fontaine postule un ailleurs. A l’écart des allées du pouvoir assurément même si, comme tous les auteurs de son temps, il doit solliciter la protection d’un Grand du Royaume, en un lieu où il affirme son inaliénable liberté, et sa propre hiérarchie des valeurs Deux vrais amis vivaient au Monomotapa... ». Le réalisme fait place à l’utopie, et, en tout état de cause, à la primauté des sentiments Deux vrais amis vivaient au Monomotapa L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre Les amis de ce pays-làValent bien dit-on ceux du nôtre. Les deux Amis, VIII, XI 30L’anecdote montre ensuite ces deux amis faisant assaut de dévouement et de délicatesse. Au moment de l’arrestation de Fouquet en 1661, et de son procès, en 1664, La Fontaine lui était resté fidèle, et cette fidélité lui avait valu l’ordre de s’exiler quelques temps dans le Limousin. C’est cette liberté de l’esprit qui fonde sa posture éthique, lui permettant de dépasser une Querelle » de principes, et de promouvoir deux cultures parfaitement compatibles aux côtés de l’innutrition antique, l’exigence d’une morale galante » qui, dans une société choisie, mettait au premier plan la délicatesse de l’esprit et du cœur, la lucidité et la tendresse des sentiments, l’excellence de l’amitié. 31L’humanisme de La Fontaine implique la qualité de l’humain ce sont les deux faces d’un même signe. Un signe des plus congruents pour l’hommage que je tiens à rendre à Chantal Kircher, à sa personne, et à son rayonnement dans l’université.
\n \ndissertation sur les fables de la fontaine
DISSERTATION: LES FABLES DE LA FONTAINE C’est au XVIIème que le classicisme est à son apogée. Le classicisme se caractérise par une esthétique fondée sur une recherche de la perfection, son maître mot est la raison. C’est pourquoi sont créés à cette époque les règles de vraisemblance et de bienséance.
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Dissertationsur les Fables de La Fontaine. A l’epoque du Classissime, période artistiquement riche, les créateurs se trouvent sous le règne de Louis XIV qui n’autorise aucune liberté d’expression et se voient contraints de manier leur art pour être entretenus. C’est dans ce contexte que naît Jean de La Fontaine.
Le texte Deux Pigeons s’aimaient d’amour tendre. L’un d’eux s’ennuyant au logis Fut assez fou pour entreprendre Un voyage en lointain pays. L’autre lui dit Qu’allez-vous faire ? Voulez-vous quitter votre frère ? L’absence est le plus grand des maux Non pas pour vous, cruel. Au moins que les travaux, Les dangers, les soins du voyage, Changent un peu votre courage. Encore si la saison s’avançait davantage ! Attendez les zéphyrs qui vous presse ? Un Corbeau Tout à l’heure annonçait malheur à quelque Oiseau. Je ne songerai plus que rencontre funeste, Que Faucons, que réseaux. Hélas, dirai-je, il pleut Mon frère a-t-il tout ce qu’il veut, Bon soupé, bon gîte, et le reste ? Ce discours ébranla le coeur De notre imprudent voyageur ; Mais le désir de voir et l’humeur inquiète L’emportèrent enfin. Il dit Ne pleurez point Trois jours au plus rendront mon âme satisfaite ; Je reviendrai dans peu conter de point en point Mes aventures à mon frère. Je le désennuierai quiconque ne voit guère N’a guère à dire aussi. Mon voyage dépeint Vous sera d’un plaisir extrême. Je dirai J’étais là ; telle chose m’avint ; Vous y croirez être vous-même. A ces mots en pleurant ils se dirent adieu. Le voyageur s’éloigne ; et voilà qu’un nuage L’oblige de chercher retraite en quelque lieu. Un seul arbre s’offrit, tel encor que l’orage Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage. L’air devenu serein, il part tout morfondu, Sèche du mieux qu’il peut son corps chargé de pluie, Dans un champ à l’écart voit du blé répandu, Voit un Pigeon auprès cela lui donne envie Il y vole, il est pris ce blé couvrait d’un las Les menteurs et traîtres appas. Le las était usé si bien que de son aile, De ses pieds, de son bec, l’oiseau le rompt enfin. Quelque plume y périt et le pis du destin Fut qu’un certain vautour à la serre cruelle, Vit notre malheureux qui, traînant la ficelle Et les morceaux du las qui l’avaient attrapé, Semblait un forçat échappé. Le Vautour s’en allait le lier, quand des nues Fond à son tour un aigle aux ailes étendues. Le Pigeon profita du conflit des voleurs, S’envola, s’abattit auprès d’une masure, Crut, pour ce coup, que ses malheurs Finiraient par cette aventure ; Mais un fripon d’enfant, cet âge est sans pitié Prit sa fronde, et, du coup, tua plus d’à moitié La Volatile malheureuse, Qui, maudissant sa curiosité, Traînant l’aile et tirant le pié, Demi-morte et demi-boiteuse, Droit au logis s’en retourna Que bien, que mal elle arriva Sans autre aventure fâcheuse. Voilà nos gens rejoints ; et je laisse à juger De combien de plaisirs ils payèrent leurs peines. Amants, heureux amants , voulez-vous voyager? Que ce soit aux rives prochaines ; Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, Toujours divers, toujours nouveau ; Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste. J’ai quelquefois aimé je n’aurais pas alors Contre le Louvre et ses trésors, Contre le firmament et sa voûte céleste, Changé les bois, changé les lieux Honorés par les pas, éclairés par les yeux De l’aimable et jeune bergère Pour qui, sous le fils de Cythère, Je servis, engagé par mes premiers serments. Hélas! Quand reviendront de semblables moments? Faut-il que tant d’objets si doux et si charmants Me laissent vivre au gré de mon âme inquiète? Ah! si mon coeur osait encor se renflammer! Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête? Ai-je passé le temps d’aimer? Vous cherchez une annonce soutien scolaire ? 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Plan 1ère partie → un récit d’aventure 2ème partie → un chant lyrique Un récit d’aventure Le voyage La fable commence par le récit du voyage d’un pigeon nous retrouvons la construction habituelle du récit situation initiale Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre ». un élément perturbateur L’un d’eux s’ennuyant au logis », des péripéties un orage voilà qu’un nuage / L’oblige de chercher retraite en quelque lieu. / Un seul arbre s’offrit, tel encor que l’orage / Maltraita le Pigeon en dépit du feuillage. » un piège Il y vole, il est pris ce blé couvrait d’un las / Les menteurs et traîtres appas. » un vautour un certain vautour à la serre cruelle, / Vit notre malheureux » un enfant fripon d’enfant » avec sa fronde » une situation finale La Volatile malheureuse » décide de rentrer au logis » s’ensuit une réflexion et un discours au style direct Amants, heureux amants, voulez-vous voyage ? » etc. Quelle morale ? quelle est la morale de l’histoire ? Elle est ici implicite c’est-à-dire qu’elle n’est pas clairement formulée pourtant elle est compréhensible mieux vaut rester chez soi où on est bien. L’un deux … / Fut assez fou pour entreprendre / Un voyage en lointain pays ». il y a aussi une critique de la curiosité La Volatile malheureuse, / Qui, maudissant sa curiosité » enfin, il y a des conseils voulez-vous voyage ? / Que ce soit aux rives prochaines » et un discours sur l’amour Soyez-vous l’un à l’autre un monde toujours beau, / Toujours divers, toujours nouveau ; / Tenez-vous lieu de tout, comptez pour rien le reste. » Plaire et instruire La Fontaine cherche à plaire avec son récit et instruire avec ses morales placere et docere » dans la tradition classique il est moraliste il y a une argumentation précise il cherche à persuader en mettant en avant les émotions la tristesse, la douleur il y a une ponctuation expressive qui vient souligner l’émoi il cherche à convaincre en énumérant les dangers de la traversée la malveillance d’autrui les pièges, le vautour, l’enfant ; les dangers naturels l’orage il cherche à convaincre aussi à travers les questions de l’ami Qu’allez-vous faire ? », à quoi bon ? », Voulez-vous quitter votre frère? »[transition] Un chant lyrique Le lyrisme la particularité de ce poème est le lyrisme qui vient le terminer il ne s’agit pas d’une morale habituelle, ou d’une réflexion d’ordre générale le poète emploie le je » il exprime ses émotions, il se dévoile j’ai quelque fois aimé », mon âme inquiète », Ne sentirai-je pas de charme qui m’arrête ? / Ai-je passé le temps d’aimer ? il évoque la vieillesse, le temps perdu, la mélancolie l’expression poétique est utilisée dans toutes ses facettes ponctuation interrogations, exclamations, images poétiques, périphrases, le fils de Cythère », qui est aussi une référence mythologique hyperboles je n’aurais pas alors / Contre le Louvre et ses trésors, / Contre le firmament et sa voûte céleste, / Changé les bois, changé les lieux / Honorés par les pas, éclairés par les yeux / De l’aimable et jeune bergère / Pour qui, sous le fils de Cythère, / Je servis, engagé par mes premiers serments. » nous sommes dans la poésie pure Présence du poète le poète est présent depuis le début, mais il devient intime à la fin du poème la connivence créée avec le lecteur est ici plus ténue que d’habitude je lyrique J’ai quelque fois aimé je n’aurais pas alors… » + Ah ! si mon cœur osait encor se renflammer ! / Ne sentirai-je plus de charme qui m’arrête ? / Ai-je passé le temps d’aimer ? » c’est cette fin de fable qui en fait l’originalité le narrateur s’adresse directement au lecteur → utilisation du pronom personnel vous » → voulez-vous voyager » + dans l’impératif Soyez-vous », Tenez-vous », comptez » conseils + lyrisme mais il y a une portée universelle → l’amour → Amants, heureux amants ». Une thématique antique et classique cette apparente modernité est en fait un retour à l’esthétique antique or l’esthétique antique est le propre du classicisme au XVIIe siècle thèmes traditionnels à la fois du tempus fugit le temps qui passe et de l’amour Ah ! Si mon cœur osait encor se renflammer ! » nous sommes dans une méditation qui fait du genre simple de la fable un genre noble. il y a l’évocation aussi de la vanité le Louvre et ses trésors », le firmament et sa voûte céleste » c’est la sagesse antique, le vrai bonheur, qui est ici invoqué. Besoin de cours de soutien scolaire bordeaux ? Conclusion Les deux pigeons est peut-être une des fables les plus sentimentales de La Fontaine le moraliste y exprime ici son intériorité c’est le lyrisme, que permet aussi la forme poétique c’est encore une autre facette du génie de l’auteur des Fables.
Dissertationsur les Fables de la Fontaine.Modifié par mon prof particulier.Note reçu de 19.25.Sujet sur la vérité/mensonge. Extrait - Sujet : Pensez vous que de mensonge peut être un moyen d’atteindre la vérité .Pascal, dans ses Pensées, définit l'imagination comme « maitresse d'erreur et de fausseté » L'imagination est pourtant le support des fables, et plus
A l’epoque du Classissime, période artistiquement riche, les créateurs se trouvent sous le règne de Louis XIV qui n’autorise aucune liberté d’expression et se voient contraints de manier leur art pour être entretenus. C’est dans ce contexte que naît Jean de La Fontaine. Inspiré des fables de l’antiquité et du moyen âge, de l’art de l’apologue en général, l’auteur reprend ce genre populaire en écrivant Les Fables de 1668 à 1694, repartis en douze livres. Ces “fictions animales et humaines”, mettant en scène végétaux, humains, animaux et parfois objets, rencontrent à la fois admiration, succès mais aussi critiques. Le fabuliste dépeins à sa manière la nature humaine, ses vices et névroses. Il écrit Les fables contiennent des vérités qui servent de leçons ». Mais les fables ont-elles uniquement une visée didactique et moraliste ? Nous nous demanderons alors quel était le but de La Fontaine en écrivant et publiant ses fables. Selon le principe du placere docere » nous prouverons, Dans un premier temps, l’apprentissage apporté par les fables, puis, nous aborderons le rôle de divertissement que présente le recueil pour enfin, en dernier temps, apporter un commentaire sur la notion de vérité décrite dans récits du fabuliste. La visée didactique des fables est tout d’abord marquée par la vision satirique de la société et de la nature humaine. Dans Les obsèques de la lionne, La Fontaine dénonce le système de cour. Cette critique implicite est visible dès les premiers vers par le verbe s’acquitter ». L’auteur décrit la désolation des courtisans comme un devoir et insiste sur leur exagération de la tristesse par l’emploi du mot surcroît ». Par l’adverbe aussitôt » placé en tête de phrase, La Fontaine met en doute leur sincérité. L’exemple précis du cerf symbolise le changement soudain de comportement de la cour. L’animal est sauvé par l’hypocrisie aux derniers vers. Dans Les grenouilles qui demandent un roi, La Fontaine critique de nouveau les courtisans en leur prêtant l’image de grenouilles. L’auteur reproche ici les critiques et les dénonciations de la cour au premier vers se lassant de l’Etat démocratique ». Le monarque est aussi blâmé au vers 5 Un roi tout pacifiste » et au vers 14 c’était un soliveau ». Mais l’apprentissage des fables est aussi apporté par les conseils donnés par l’auteur. En effet, par la critique des vices humains, La Fontaine montre l’attitude à adopter. Il montre la voie aux lecteurs par diverses interventions tout au long de son discours. Dans Les obsèques de la lionne, l’auteur pointe du doigt l’antithèse aux vers 19-20 être » rime avec paraître ». Il met en avant le problème de distance entre ressenti et extériorisé. Au vers 18 l’auteur montre par l’antithèse triste, gai » et le chiasme le changement d’attitude. Le rythme binaire marque bipolarité du comportement de la cour. La présence de la morale détachée marque aussi la volonté de La Fontaine de conseiller le lecteur. Dans L’Avantage de la science, ce rôle de conseiller est marqué dans la morale par la présence de l’impératif laissez » et du rythme binaire. L’asyndète et le présent de vérité générale a » montrent la loi énoncée comme une évidence. Dans Les obsèques de la lionne, la certitude de La Fontaine est marquée aux vers 53 à 55 par l’adresse directe au lecteur par le pronom vous » et l’utilisation de l’impératif et du futur flattez », ils goberont ». La visée didactique des fables est donc marquée par différentes manières de critiquer la société et la nature humaine. Ces critiques sont des exemples à ne pas suivre. La Fontaine conseille et montre la bonne voie aux lecteurs dans la morale. Mais les fables ne sont pas écrites seulement dans un but didactique, elles possèdent aussi une fonction esthétique et divertissante. La Fontaine n’est pas un donneur de leçons. Les fables n’ont d’ailleurs pas l’allure d’une sorte de parénèse En recourant au comique, et afin de ne pas ennuyer le lecteur , il tourne les obligations et bonnes mœurs societales en ridicule. C’est grâce à la confusion entre differents mondes animal, végétal, etc, qui peut sembler compliquer le récit, que La Fontaine élargira le champ des possibles quant au jeu de l’usage des mots et de ce qu’ils revêtent . Ainsi, il pourra s’attaquer aux vices. En prenant pour exemple les caricatures descriptives comme celles du Renard serrant la queue, et portant bas l’oreille» ou encore celle du Héron au long bec emmanché d’un long cou» ainsi que l’usage du comique gestuel avec L’âne se vautrant, grattant, et frottant», mais aussi la description caractèrielle satirique comme la colère du Roi Lion ou les minauderies du peuple singe », il affirmera sa pensée et son désir de plaire, revendiqué dans sa préface On ne considère en France que ce qui plaît ; c’est la grande règle et pour ainsi dire la seule», tout en n’abimant pas sa situation, sa place. C’est donc la manière de dire les choses qui les rend légères ou sérieuses. Aussi, contrairement aux fables initiées par Esope, le dialogue est présent dans les fables de la fontaine comme dans le corbeau et le renard Le renard s’en saisit et dit Mon bon Monsieur…». Le lecteur, directement impliqué dans le récit aux airs de contes, découvre alors intimement les divers personnages, leurs particularites physiques, psychiques ou encore sociales et peut alors epprouver quelques sentiments envers ces acteurs, qu’ils soient de l’ordre du rejet, de l’identification ou de la complicité. La distraction à travers l’apparente fiction se fraye alors un chemin au sein de la réflexion humaine. Les fables possèdent donc une double fonction ; didactique mais aussi plaisante. Cet enrichissement rend les fables moins arides et permet d’avertir les hommes sur leurs possibles travers. Mais la morale des fables est-elle sous la coupe de la bienséance ou, au contraire, propre à l’humain et donc soumise, elle aussi, au dépend d’une vérité totale ? Afin d’apporter la réflexion à la visée moraliste des fables, nous noterons que l’auteur ne prend pas toujours le parti du considéré bien. Dans Le corbeau et le renard, La Fontaine prend le parti du renard qui flatte le corbeau dans la morale tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Ainsi, dans Les obsèques de la lionne, La Fontaine conseille la sage » hypocrisie par l’exemple du cerf sauvé car sachant jouer avec les signes extérieurs. L’auteur dans cette même fable va pratiqement prôner le mensonge, ici utilisé par le cerf qui imite le discours du roi le mot mensonge » rime avec songe », montrant une valorisation de cette action. Il pourrait presque etre comparé à une arme avec pour qualificatif appat ». Les vices humains, mis en exergues dans la morale, sont eux même utilisés pour dicter cette morale. Pour conclure, en ayant pour fondement le placere docere », c’est à dire la manière de guider, d’enseigner tout en divertissant, à l’aide des mots, d’incarnations du réel à travers l’allégorie et du maniement du songe, La Fontaine apporte une morale à la morale. Si les vices sont à remettre en question, il ne sont pas forcement à absoudre mais plutôt à intégrer et conscientiser afin d’apporter l’honneteté en soi. Cette adaptation au réel fait cause commune avec le theatre de Molière et ses représentaions du rôle tyrannique de l’amour-propre et de sa complaisance.
lesfables de la fontaine recourent fréquemment à l’humour, ainsi dans « l’ours et l’amateur des jardins », un ours voyant son ami jardinier endormi assailli par des mouches décide de l’aider en se saisissant d’une grosse pierre, qui tue les mouches et le dormeur, illustrant plaisamment la morale du conteur : « rien n’est si dangereux qu’un
E-Bahut Signaler Share Postée le 10 janvier 2021 il y a 50 minutes, JRB a dit Bonjour anylor, Sans risque de me tromper, je crains que tu aies bien compris. Moi aussi , Anylor , je salue ton implication sur ce forum , hélas certains élèves supposent que l'on fera leurs devoirs , bénévoles que nous sommes , mais nous restons et resteront déontologiquement honnêtes vis-à-vis de leurs enseignants . Nous aidons . Point à la ligne .. . Citer Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites
Répondre 3 on une question Pouvez vous m'aidez à faire ma dissertation ' faut-il prendre les fables de la fontaine au sérieux svp? - réponse sur le e-connaissances.com
Le libertinisme de La Fontaine se conjugue fort aisément avec ses interrogations métaphysiques et ses inquiétudes religieuses. Celles-ci s'expriment dans des réflexions sur la mort sous la forme de fables. Ce qui n'empêche pas le poète de traiter le sujet de la mort d'une façon humoristique et ironique en critiquant non sans plaisir les moeurs de son temps. Quant aux sources qui ont inspiré ses fables, l'auteur les nomme dans son commentaire situé entre La mort et le malheureux» et LLa mort et le bûcheron» pour la première fable, Sénèque* Lettre à Lucilius, CI et pour la seconde, Esope, Le vieillard et la Mort traduit par Olivier Patru, avocat et écrivain 1604-1681, dans ses Lettres d'Olinde 1659. L'ambiguïté des attitudes du malheureux et du bûcheron face à la mort se fait sur fond de coïncidence de deux contraires inséparables la vie et la mort. Intimement associées, l'une ne vit pas sans l'autre. L'enseignement d'Héraclite* semble bien connu à La Fontaine. La femme, qui refuse de sacrifier* sa jeunesse à son veuvage, démontre l'ambiguïté des sentiments liés au deuil*. La défunte reine prend plaisir du désespoir du roi et, sainte, parmi les dieux, elle n'oblige pas à des larmes le convoi funèbre présidé par son époux, un Roi-Lion triste à mourir. Le voilà consolé. Vie et mort, plaisir et désespoir, béatitude et larmes, voilà des contrastes qui sont à l'origine de l'ambivalence de la mort et du deuil qui donne à leur fréquentation un brin d'inconfort, voire même de tragédie. D'où le besoin chez les humains de développer une sagesse vis-à-vis de la mort. Dans Dans la Mort et le Mourant», La Fontaine met en scène le personnage de la Mort donnant à un vieillard, qui ne veut pas mourir et ne s'est guère préparé à ce jour fatal et commun à tous, une leçon de sagesse. En s'inspirant du Naturae rerum de Lucrèce*, La Fontaine développe un discours sur la proximité de la mort qui peut surgir à tout instant de notre vie, que l'on soit jeune ou vieux, et qui nous révèle sans cesse la finitude et la fragilité de l'existence la mort ravit tout sans pudeur». L'art de vivre consiste à accepter notre destin mortel et à jouir de tous les bons moments de la vie comme d'un festin je voudrais qu'à cet âge, on sortît de la vie comme d'un banquet». Les vers qui introduisent La Mort et le Mourant» résument joliment la sagesse propre à de La Fontaine sur la mort, son inévitabilité et son irréversibilité La Mort ne surprend point le sage; Il est toujours prêt à partir, S'étant su lui-même s'avertir Du temps où l'on se doit résoudre à ce passage». La Mort et le Malheureux Un Malheureux appelait tous les jours La Mort à son secours. Ô Mort, lui disait-il, que tu me sembles belle ! Viens vite, viens finir ma fortune cruelle. » La Mort crut en venant l’obliger en effet. Elle frappe à sa porte, elle entre, elle se montre. Que vois-je ! cria-t-il, ôtez-moi cet objet ; Qu’il est hideux ! que sa rencontre Me cause d’horreur et d’effroi ! N’approche pas, ô Mort ; ô Mort, retire-toi. » Mécénas fut un galant homme Il a dit quelque part Qu’on me rende impotent, Cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu’en somme Je vive, c’est assez, je suis plus que content. » Ne viens jamais, ô Mort ; on t’en dit tout autant. Livre I, Fable XV Ce sujet a été traité d’une autre façon par Esope, comme la Fable suivante le fera voir. Je composai celle-ci pour une raison qui me contraignait de rendre la chose ainsi générale. Mais quelqu’un me fit connaître que j’eusse beaucoup mieux fait de suivre mon original, et que je laissais passer un des plus beaux traits qui fût dans Esope. Cela m’obligea d’y avoir recours. Nous ne saurions aller plus avant que les Anciens ils ne nous ont laissé pour notre part que la gloire de les bien suivre. Je joins toutefois ma Fable à celle d’Esope ; non que la mienne le mérite ; mais à cause du mot de Mécénas, que j’y fais entrer, et qui est si beau et si à propos que je n’ai pas cru le devoir omettre. La Mort et le Bûcheron Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée, Sous le faix du fagot aussi bien que des ans Gémissant et courbé marchait à pas pesants, Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée. Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur, Il met bas son fagot, il songe à son malheur Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ? En est-il un plus pauvre en la machine ronde ? Point de pain quelquefois, et jamais de repos. Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts, Le créancier, et la corvée Lui font d’un malheureux la peinture achevée. Il appelle la Mort ; elle vient sans tarder, Lui demande ce qu’il faut faire. C’est, dit-il, afin de m’aider À recharger ce bois ; tu ne tarderas guère. » Le trépas vient tout guérir ; Mais ne bougeons d’où nous sommes Plutôt souffrir que mourir, C’est la devise des hommes. Livre I, Fable XVI La Jeune Veuve La perte d’un époux ne va point sans soupirs. On fait beaucoup de bruit, et puis on se console. Sur les ailes du Temps la tristesse s’envole ; Le Temps ramène les plaisirs. Entre la Veuve d’une année Et la veuve d’une journée La différence est grande on ne croirait jamais Que ce fût la même personne. L’une fait fuir les gens, et l’autre a mille attraits. Aux soupirs vrais ou faux celle-là s’abandonne ; C’est toujours même note et pareil entretien On dit qu’on est inconsolable ; On le dit, mais il n’en est rien, Comme on verra par cette Fable, Ou plutôt par la vérité. L’Époux d’une jeune beauté Partait pour l’autre monde. À ses côtés sa femme Lui criait Attends-moi, je te suis ; et mon âme, Aussi bien que la tienne, est prête à s’envoler. Le Mari fait seul le voyage. La Belle avait un père, homme prudent et sage Il laissa le torrent couler. À la fin, pour la consoler, Ma fille, lui dit-il, c’est trop verser de larmes Qu’a besoin le défunt que vous noyiez vos charmes ? Puisqu’il est des vivants, ne songez plus aux morts. Je ne dis pas que tout à l’heure Une condition meilleure Change en des noces ces transports ; Mais, après certain temps, souffrez qu’on vous propose Un époux beau, bien fait, jeune, et tout autre chose Que le défunt. ─ Ah ! dit-elle aussitôt, Un Cloître est l’époux qu’il me faut. Le père lui laissa digérer sa disgrâce. Un mois de la sorte se passe. L’autre mois on l’emploie à changer tous les jours Quelque chose à l’habit, au linge, à la coiffure. Le deuil enfin sert de parure, En attendant d’autres atours. Toute la bande des Amours Revient au colombier les jeux, les ris, la danse, Ont aussi leur tour à la fin. On se plonge soir et matin Dans la fontaine de Jouvence. Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri ; Mais comme il ne parlait de rien à notre Belle Où donc est le jeune mari Que vous m’avez promis ? dit-elle. Livre VI, Fable XXI Les Obsèques de la lionne La femme du lion mourut ; Aussitôt chacun accourut Pour s’acquitter envers le prince De certains compliments de consolation Qui sont surcroît d’affliction. Il fit avertir sa province Que les obsèques se feraient Un tel jour, en tel lieu, ses prévôts y seraient Pour régler la cérémonie, Et pour placer la compagnie. Jugez si chacun s’y trouva. Le prince aux cris s’abandonna, Et tout son antre en résonna Les lions n’ont point d’autre temple. On entendit, à son exemple, Rugir en leurs patois messieurs les courtisans. Je définis la cour un pays où les gens, Tristes, gais, prêts à tout, à tout indifférents, Sont ce qu’il plaît au prince, ou, s’ils ne peuvent l’être, Tâchent au moins de le parêtre Peuple caméléon, peuple singe du maître ; On dirait qu’un esprit anime mille corps C’est bien là que les gens sont de simples ressorts. Pour revenir à notre affaire, Le cerf ne pleura point. Comment eût-il pu faire ? Cette mort le vengeait la reine avait jadis Étranglé sa femme et son fils. Bref, il ne pleura point. Un flatteur l’alla dire, Et soutint qu’il l’avait vu rire. La colère du roi, comme dit Salomon, Est terrible, et surtout celle du roi lion ; Mais ce cerf n’avait pas accoutumé de lire. Le monarque lui dit Chétif hôte des bois, Tu ris ! tu ne suis pas ces gémissantes voix. Nous n’appliquerons point sur tes membres profanes Nos sacrés ongles venez, loups, Vengez la reine, immolez tous Ce traître à ses augustes mânes. » Le cerf reprit alors Sire, le temps de pleurs Est passé ; la douleur est ici superflue. Votre digne moitié, couchée entre des fleurs, Tout près d’ici m’est apparue ; Et je l’ai d’abord reconnue. Ami, m’a-t-elle dit, garde que ce convoi, Quand je vais chez les dieux, ne t’oblige à des larmes. Aux Champs Élysiens j’ai goûté mille charmes, Conversant avec ceux qui sont saints comme moi. Laisse agir quelque temps le désespoir du roi J’y prends plaisir. » À peine on eut ouï la chose, Qu’on se mit à crier Miracle, Apothéose ! » Le cerf eut un présent, bien loin d’être puni. Amusez les rois par des songes ; Flattez-les, payez-les d’agréables mensonges Quelque indignation dont leur cœur soit rempli, Ils goberont l’appât ; vous serez leur ami. Livre VIII, Fable XIV La Mort et le Mourant La Mort ne surprend point le sage ; Il est toujours prêt à partir, S’étant su lui-même avertir Du temps où l’on se doit résoudre à ce passage. Ce temps, hélas ! embrasse tous les temps Qu’on le partage en jours, en heures, en moments, Il n’en est point qu’il ne comprenne Dans le fatal tribut ; tous sont de son domaine ; Et le premier instant où les enfants des rois Ouvrent les yeux à la lumière, Est celui qui vient quelquefois Fermer pour toujours leur paupière. Défendez-vous par la grandeur, Alléguez la beauté, la vertu, la jeunesse, La Mort ravit tout sans pudeur. Un jour le monde entier accroîtra sa richesse. Il n’est rien de moins ignoré, Et puisqu’il faut que je le die, Rien où l’on soit moins préparé. Un Mourant qui comptait plus de cent ans de vie, Se plaignait à la Mort que précipitamment Elle le contraignait de partir tout à l’heure, Sans qu’il eût fait son testament, Sans l’avertir au moins. Est-il juste qu’on meure Au pied levé ? dit-il attendez quelque peu. Ma femme ne veut pas que je parte sans elle ; Il me reste à pourvoir un arrière-neveu ; Souffrez qu’à mon logis j’ajoute encore une aile. Que vous êtes pressante, ô Déesse cruelle ! ─ Vieillard, lui dit la Mort, je ne t’ai point surpris. Tu te plains sans raison de mon impatience. Eh ! n’as-tu pas cent ans ? trouve-moi dans Paris Deux mortels aussi vieux, trouve-m’en dix en France. Je devais, ce dis-tu, te donner quelque avis Qui te disposât à la chose J’aurais trouvé ton testament tout fait, Ton petit-fils pourvu, ton bâtiment parfait ; Ne te donna-t-on pas des avis quand la cause Du marcher et du mouvement, Quand les esprits, le sentiment, Quant tout faillit en toi ? Plus de goût, plus d’ouïe ; Toute chose pour toi semble être évanouie ; Pour toi l’astre du jour prend des soins superflus Tu regrettes des biens qui ne te touchent plus. Je t’ai fait voir tes camarades, Ou morts, ou mourants, ou malades. Qu’est-ce que cela, qu’un avertissement ? Allons, vieillard, et sans réplique. Il n’importe à la république Que tu fasses ton testament. » La Mort avait raison. Je voudrais qu’à cet âge On sortît de la vie ainsi que d’un banquet, Remerciant son hôte, et qu’on fît son paquet ; Car de combien peut-on retarder le voyage ? Tu murmures, vieillard ; vois ces jeunes mourir, Vois-les marcher, vois-les courir À des morts, il est vrai, glorieuses et belles, Mais sûres cependant, et quelquefois cruelles. J’ai beau te le crier ; mon zèle est indiscret Le plus semblable aux morts meurt le plus à regret. Livre VIII, Fable I
Pouraider pour la dissertation ou l'oral, voici une petite fiche de connaissances sur les fables de la fontaine de la fontaine. Centre(s) d'intérêt(s) fiches . Emplacement: Français. Explorer ce classeur. Publié par : Mystudygram ! Studygram . 3635 membres. Rejoindre. Rattachée à aucune école. Domaine d'étude non spécifié . France. Ressources . 727 Documents. 5 QCM. 1
Forum Archives du forum Divers [ARCHIVE] Philosophie Commentaire littéraire sur une fable de la Fontaine, JAI BESOIN DE VOUS ! SVP Affichage des résultats 1 à 2 sur 2 09/02/2005, 16h07 1 dedou23 Commentaire littéraire sur une fable de la Fontaine, JAI BESOIN DE VOUS ! SVP - Bonjour j'aurais besoin d'aide. Je suis en 1ere S et j'ai un commentaire composé à faire sur la fable du laboureur et ses enfants. La voici Le Laboureur et ses Enfants Livre V, fable 9 Travaillez, prenez de la peine C'est le fonds qui manque le moins Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoin. Gardez vous, leur dit-il, de vendre l'héritage, Que nous ont laissé nos parents Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l'endroit; mais un peu de courage Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place Où la main ne passe et repasse Le père mort, les fils vous retournent le champ Deçà, delà, partout; si bien qu'au bout de l'an Il en rapporta davantage. D'argent, point de caché. Mais le père fut sage De leur montrer avant sa mort Que le travail était un trésor. Ce qui m'aiderai c'est de trouver des axes Dire en quoi ceci est un apologue et trouver des figures de style en indiquant l'effet produit. Toutes réponses sont les bienvenues, même une petite idée juste une petite chose à m'apporter, n'hésitez pas à me répondre !! - 09/02/2005, 16h23 2 Re Commentaire littéraire sur une fable de la Fontaine, JAI BESOIN DE VOUS ! SVP Bonjour, Je n'ai pas l'impression que vous soyiez dans la thématique de ce forum ici la section est appelée "philosophie" et pas "français". De plus si vous lisez cette annonce vous comprendrez que ce forum n'est pas une bouée de secours pour élèves à la bourre dans leurs devoirs. De plus, pas la peine de mettre dans votre titre "j'ai besoin de vous SVP". C'est le cas de la majorité des personnes qui viennent sur ce forum, qui souhaitent avoir des réponses à leurs questions. Enfin, dernière petite remarque je vois que vous n'avez même pas mis dans votre message le moindre "merci d'avance", ce qui aurait été la moindre des politesse à l'attention des personnes qui auraient bien voulu vous aider. Je verrouille ce fil, qui est HS ici. Enfin, si vous souhaitez reposter sur ce forum, je vous invite à d'abord lire la charte, à cette adresse Merci de votre compréhension. Nomina si nescis, perit et cognito rerum. Sur le même sujet Discussions similaires Réponses 2 Dernier message 09/03/2007, 08h40 Réponses 13 Dernier message 26/06/2006, 14h18 Réponses 1 Dernier message 27/10/2004, 14h48 Réponses 10 Dernier message 26/09/2004, 17h23 Réponses 11 Dernier message 28/04/2004, 13h50 Fuseau horaire GMT +1. Il est actuellement 04h37. 2 Leur renommée n'a jamais faibli. Dès 1668, les Fables de La Fontaine ont connu un succès immédiat. En effet, la même année que l'édition in-4°, une édition in-12 en deux volumes a été mise en vente, illustrée par des vignettes gravées par François Chauveau. Depuis, les fables de Jean de La Fontaine (1621-1695) ont été rééditées un nombre incalculable de fois. Français 6° Voici une séquence sur les fables que je mets en place en 6ème en lien avec le thème de Français Résister au plus fort ruses, mensonges et masques . En classe, j’utilise ponctuellement le manuel de 6ème générale L’envol des lettres de chez Belin. Ma progression Séquence la ruse dans les fables Séance 1 redécouvrir les fables de La Fontaine à partir du Corbeau et du Renard. Lecture de la fable dans le manuel. Mise en voix par groupes de 3 ou 4. Mise en évidence des parties dialoguées en les insérant dans une BD de la fable trouvée chez Sobelle. Recherche facultative à la maison sur La Fontaine. Séance 2 produire un écrit à la manière de. Mise en commun des recherches sur l’auteur et fiche pour le cahier de parcours culturel j’ai choisi celle de Lafouine. Découverte de la BD sans texte d’Adrian Maganza trouvée chez Gandalf Faire rédiger le texte sans forcément faire des rimes mais en mettant bien en évidence les parties dialoguées. Séance 3 Mettre en page son texte sous forme de BD. Sur ordinateur ajouter des bulles à la BD ci-dessus et y insérer ses dialogues. Séance 4 Découvrir une autre fable sous différentes versions. Lire la version du corbeau et du renard d’Esope puis faire découvrir Le renard et la Cigogne du même auteur à l’aide des documents de Zaubette. Lecture et explicitation collective de la version de La Fontaine suivies de l’exercice de compréhension suivant images renard et cigogne Pour finir, nous avons créé des mots croisés autour du vocabulaire difficile » de la version de La Fontaine. Prolongement en arts plastiques représenter Le renard et la Cigogne sous forme de BD.

Résumédu document. Jean de la Fontaine a été le plus grand des fabulistes du XVIIe siècle, il a écrit plusieurs recueillies de fables qui sont pour la plupart des apologues qui visent à critiquer les Hommes et la société, en utilisant la satire cet auteur a réussi à déjouer et a démontré les travers de la société via des êtres vivants, pour cela il a utilisé plusieurs

La Fontaine Fables dissertation. Jean de La Fontaine est un poète officiel, il écrit les Fables lecture des Fables en PDF pour l’éducation du Dauphin, fils du roi de France. Ainsi, plus de 200 fables sont publiées en trois recueils. Le premier livre paraît en 1668 livres 1 à 6, ensuite le deuxième recueil paraît en 1678 livres 7 et 8. Enfin un troisième recueil est publié en 1679 livres 9, 10 et 11. La Fontaine propose, à travers le genre de la fable, une réflexion sociale, morale et politique. Peut-on dire que la fiction permet de révéler la vérité? 1. Analyse du sujet de dissertation D’abord, rappelons le sujet peut-on dire que la fiction permet de révéler la vérité?Ainsi, on observe que le sujet repose sur deux termes à priori opposés. D’une part, fiction » renvoie à l’imaginaire, à ce qui est faux, mensonger, trompeur. D’autre part, vérité » renvoie à révéler, faire émerger, à montrer le monde tel qu’il s’agit donc de s’interroger sur le genre même de l’apologue et sur les fonctions de la fiction. de la dissertation sur Les Fables de La Fontaine Dès lors, le recours à l’imaginaire permet-il d’accéder à des vérités supérieures? détaillé I. L’imagination pour dénoncer A/ La personnification La Fontaine utilise dans les fables des animaux ou des végétaux pour mieux traiter des préoccupations humaines. Or, les animaux de La Fontaine sont dotés de la parole, ils sont humanisés. Par exemple, Le loup et le renard » ou bien deux pigeons ». D’ailleurs, même La cigale et la fourmi » contient de nombreuses fantaisies par rapport à la réalité entomologique. pour plus de détails, voir ICI. B/Le monde animal comme reflet du monde humain Le monde des animaux semble traversé par les mêmes problèmes que le monde humain. Ainsi, les animaux des fables ont les mêmes qualités et défauts que les êtres humains. Citons, Deux pigeons » qui reflète des défauts humains. Ainsi, l’un des deux pigeons s’ennuie auprès de l’autre qu’il aime pourtant. Il a envie de voir du pays, de découvrir d’autres contrées. Il échappe à la mort par la tempête, par la griffe du vautour et se trouve tué par la fronde d’un enfant. A la fin de la fable, La Fontaine livre une réflexion morale à travers une série de questions rhétoriques. C/La fiction pour éviter la censure De plus, La Fontaine est un poète officiel. Il est donc pensionné par le roi et les fables sont écrites pour édifier le dauphin. Ainsi, le détour par le monde animal permet au fabuliste de livrer un regard critique sur la cour sans tomber sous le coup de la censure. Ainsi, dans Les animaux malades de la peste » nous pouvons constater que les animaux représentent différentes classes sociales. D’abord, le lion incarne le roi, il est l’animal le plus puissant et le plus féroce. Ensuite, le renard apparaît comme l’incarnation du courtisan, rusé et dangereux. D’autres prédateurs incarnent les puissants le tigre, l’ours. Quant à l’âne, il renvoie à une certaine robustesse, à une certaine force de travail mais aussi à une forme d’absence de dangerosité. II. L’imagination comme manière de réfléchir A. La fable comme lieu d’une réflexion sur la fable elle-même La Fontaine s’interroge sur l’argumentation et sur le ressort argumentatif de la fable. Dans les membres et l’estomac » et le pouvoir des fables » montrent une réflexion, un métadiscours c’est-à-dire que la fable réfléchit sur la fable Ex Le pouvoir des fables » montre toute la puissance argumentative de la fable en prenant appui su un petit récit. Il indique dans la morale que le moyen le plus efficace pour édifier consiste à amuser, à divertir. B. La fable et l’interrogation philosophique Contrairement aux idées reçues, la fable ne relève pas exclusivement de la volonté de donner un enseignement moral. La Fontaine suggère la réflexion, il interroge, sur des sujets variés. Les deux rats, le renard et l’oeuf » La Fontaine relate la petite histoire entre ces animaux. Puis, il procède à une réflexion philosophique où il interroge la différence que l’on établit entre l’homme et l’animal. Or, le fabuliste attribue aux animaux une capacité à raisonner. C. La fable et le débat d’idées La Fontaine s’inscrit dans les grands débats philosophiques de l’époque. Ainsi, la raison que Descartes érige en modèle et dont il considère que les animaux sont dépourvus est discutée à plusieurs reprises par La Fontaine dans les Fables. Ex Le Discours à Mme de la Sablière » s’inscrit dans cette réflexion philosophique La Fontaine s’oppose au cartésianisme, il attribue des sensations, des sentiments et une forme de raison aux animaux. III. Les fables pour rechercher la sagesse A. Des valeurs simples Les fables valorisent la morale et la recherche d’une vie simple. Ainsi, Le savetier et le financier » relate l’histoire de la vie simple et joyeuse du savetier. Mais sa joie de vivre est réduite à néant lorsque le financier lui donne 100 écus. Il ne dort alors plus la nuit de peur d’être volé et n’a donc plus le plaisir de chanter B. En quête de bonheur La Fontaine, comme tout homme, s’interroge sur la manière d’accéder au bonheur. Ainsi, le songe d’un habitant du Mogol ». La Fontaine, à travers ce mythe oriental, fait l’éloge de la solitude et de la poésie. C. Accepter l’humaine condition Enfin, le fabuliste interroge ce qui fait partie intégrante de la vie humaine la mort. Il interroge notre manière de vivre afin d’être capables d’accepter sa finitude. Par exemple dans La mort et le mourant », il raconte l’histoire d’un vieillard de plus de 100 ans. La mort vient le chercher mais il indique qu’il n’est pas encore prête sa femme n’est pas avertie, il n’a pas fait son testament. La Fontaine montre que notre vie doit être une préparation à la mort qui, bien que difficile, doit être acceptée. Ainsi, Les fables s’inscrivent dans l’imagination sur laquelle repose le récit léger et plaisant d’animaux. Or ce recours à l’apologue, argumentation indirecte, permet au lecteur de le divertir mais également de le faire réfléchir au monde, à la vie et à lui-même. Finalement, hormis la portée morale des fables, elles se veulent aussi le lien d’une réflexion philosophique. Dès lors, le récit mensonger permet de faire émerger une vérité humaine, sociale et même philosophique. Merci de ta lecture. Pour aller plus loin que La Fontaine fables dissertation », n’hésite pas à consulter les fiches ci-dessous. N’hésite pas à poster tes remarques et tes questions dans les commentaires. –Commentaire du texte Le Corbeau et le renard » – La cigale et la fourmi » texte et analyse –Texte Les animaux malades de la peste » -Texte La laitière et le pot au lait » –Fiche biographique sur la Fontaine –Cours sur l’argumentation –lecture des Fables en PDF –Biographie de Jean-Luc Lagarce
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